avec Lula devant l’ONU, le Brésil est de retour

La guerre en Ukraine, la crise en Haïti et les revendications des pays du Sud portées par le président brésilien Lula, voilà les temps forts du premier jour des discours des chefs d’État et de gouvernement à l’Assemblée générale de l’ONU à New York. L’intervention de Lula a trouvé un écho particulier dans la presse brésilienne. « Le Brésil est donc de retour », voilà le message principal que le président a voulu adresser au monde entier, selon Folha de Sao Paulo.

Mais il est de retour non pas en tant qu’acteur solitaire, poursuit le journal : « Il est de retour en tant que porte-parole du Sud global, ce concept géopolitique pluriel, plutôt que géographique. » Toujours d’après Folha, Lula s’est exprimé avec la hauteur d’un pays qui, au cours des seuls six derniers mois, a assumé la présidence du Mercosur, du Conseil de sécurité, et qui va assumer celle du prochain G20, tout en étant une force motrice des Brics, aujourd’hui en pleine expansion, et en proposant d’accueillir la conférence sur le climat COP30 en 2025.

Si Lula a été sept fois applaudi lors de son discours de mardi, l’opposition brésilienne, elle, a critiqué son intervention devant l’Assemblée générale. Le sénateur conservateur Sergio Moro reproche au président brésilien son attitude pro-russe et anti-américaine. Roger Marinho, un autre sénateur, commente : « Le Brésil est de retour, mais pour quoi faire : pour retomber dans les vieilles pratiques qui consistent à flirter avec les régimes autoritaires ? » C’est à lire sur le site d’information Poder 360. Lula tente aussi de jouer un rôle médiateur dans la guerre en Ukraine. Il devait rencontrer ce mercredi le président Zelensky.

L’ONU débat aussi de l’avenir d’Haïti

Le président américain Joe Biden a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à autoriser maintenant l’envoi en Haïti d’une force internationale pour aider la police à lutter contre les gangs. Cet appel de Joe Biden est fortement relayé dans la presse haïtienne et nord-américaine. « Le président Biden appelle à envoyer au plus vite une force internationale en Haïti », titre Le Nouvelliste. Le Miami Herald précise que Washington n’a « toujours pas obtenu le soutien de la Chine et de la Russie, deux membres du Conseil de sécurité qui disposent d’un droit de veto. Ces dernières semaines, le Kenya a déclaré qu’il envisagerait de diriger la force, qui a été rebaptisée “mission de soutien à la sécurité”. Mais la nature précise de cette force et les autres pays qui y participeraient restent flous. »

En tout cas, selon Le Nouvelliste, les acteurs politiques en Haïti sont tous en faveur d’une assistance sécuritaire pour aider le pays. Ils divergent toutefois sur la forme, la mission, la date du déploiement et la durée d’une force d’intervention. Les détails d’une telle opération ne sont pas encore connus, mais une chose est sûre, écrit Le Nouvelliste : « Il est de plus en plus urgent de voler au secours de la population et des forces de l’ordre qui sont à bout de force. »

Ces blessés qui refusent de se rendre dans un hôpital haïtien

Les violences de gangs se poursuivent effectivement et certains blessés par balle sont réticents à se rendre à l’hôpital, lit-on dans le journal en ligne Ayibopost. Les hôpitaux sont tenus d’informer la police lorsqu’ils accueillent des blessés par balle. Cette coopération permet de lutter contre la violence des gangs et de protéger le personnel médical, écrit Ayibopost, citant une source policière. Mais il y a des blessés qui refusent de se rendre à l’hôpital par peur d’être arrêtés injustement. Le journal rappelle le cas d’un jeune carreleur du quartier Cité Soleil.

« Le 13 novembre 2013, écrit Ayibopost, Sully assistait à une fête à Cité Soleil lorsqu’il reçoit un projectile au niveau de sa cuisse. Arrivé à un hôpital de la capitale, il est arrêté par la police, et près de dix ans après, il croupit encore au pénitencier national, en attendant de savoir ce qui lui est reproché lors d’un procès. »

Au Mexique, des trains de marchandises à l’arrêt à cause des migrants

L’opérateur du plus grand réseau ferroviaire, Ferromex, a suspendu la circulation de 60 trains de marchandises. La raison : Le nombre croissant de migrants qui utilisent ce moyen de transport au péril de leur vie pour rejoindre la frontière avec les États-Unis. Selon les responsables de Ferromex cités par Milenio, les accidents mortels des migrants qui s’agrippent sur les trains de marchandises où montent sur les wagons sont de plus en plus fréquents.

Ferromex possède plus de 10 000 kilomètres de voies ferrées. La marchandise (notamment du ciment, des pièces détachées automobiles, des engrais) est destinée aux États-Unis et au Canada. D’après le journal Razon, plus de 4 000 personnes se trouvent encore à bord des trains dans plusieurs gares de triage et sites d’exploitation de Ferromex.

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