Lorsqu’il était plus jeune, Théo Santoro faisait du taekwondo. « Je m’entraînais cinq fois par semaine et je participais à des compétitions dans toute la France pratiquement chaque week-end. J’étais encore petit, ce n’était pas toujours facile à gérer. Un jour, j’en ai eu assez et j’ai tout laissé tomber », se souvient-il.
Désireux de continuer à pratiquer un sport, le Mulhousien domicilié à Blodelsheim change son fusil d’épaule et se tourne, à l’âge de 16 ans, vers le basket-ball. « Un ami voulait s’y mettre. Je l’ai accompagné, sans savoir à quoi m’attendre, et j’ai tout de suite aimé. Sans doute parce que j’avais nettement moins de pression sur les épaules qu’auparavant et que j’étais avec mes potes. »
Après avoir porté le maillot du BC Hirtzfelden et de l’AS Chalampé, il signe au CSSL Rixheim (N3), en 2019-2020, mais n’y reste qu’une saison avant de filer à l’ASL Dessenheim (N3). « Je devais faire face à une forte concurrence et je n’avais pas le temps de jeu que j’espérais, c’est pour ça que je suis parti », explique-t-il sans détour. Il ne tarde cependant pas à réintégrer les rangs de l’équipe coachée par Cédric Garnier alors que l’ASLD n’est pas parvenue à se maintenir en championnat de France.
« Une guerre mentale et pas une bataille physique »
« Aujourd’hui, j’ai plus d’expérience, je suis mieux armé pour faire face à mes responsabilités. Je veux le prouver sur le terrain tout en continuant à progresser », constate l’intérieur de 2,05 m pour 104 kg capable d’évoluer aussi bien au poste 4 et au poste 5 pour seconder Willyams Sako et Thibaut Benabid. « J’espère que nous allons nous maintenir rapidement et survivre à la fin de la réforme de la N3 entreprise par la FFBB (Ndlr : 14 nouvelles équipes disparaîtront de la division à l’issue de l’exercice en cours et une nouvelle poule va être supprimée) », poursuit le jeune homme de 22 ans. « Après une victoire prometteuse face à Montmorot, nous avons encaissé deux défaites, à la CRO Lyon et à l’ASCA Riedisheim, où nous avons perdu d’un point seulement. C’est rageant, mais c’est comme ça. Nous devons réagir sans attendre », glisse-t-il alors que le CSSL Rixheim accueillera l’AS Tarare samedi (20 h 30) à la Cité des sports. « Cédric Garnier est un entraîneur rigoureux et exigeant qui reste proche de nous, ses joueurs, et fait le maximum pour nous permettre d’aborder chaque match dans les meilleures conditions possibles. L’ambiance au sein de l’équipe est excellente. Je suis confiant. »
S’il espère atteindre ses objectifs sportifs, Théo Santoro désire aussi concrétiser ses ambitions professionnelles, en l’occurrence valider la formation de kinésithérapeute qu’il est en train de terminer à Bad Krozingen, en Allemagne. « J’ai encore un mois d’examen devant moi », résume l’étudiant, qui depuis le mois de juin se lève tôt et se couche tard afin de réviser ses cours.
Et lorsqu’il a besoin de souffler un peu, cet inconditionnel de l’Olympique Marseille, par ailleurs fan de football américain, joue aux échecs, son autre passion. « J’ai découvert ce jeu de société durant le confinement. Il m’apaise. C’est une guerre mentale et pas une bataille physique. Ça me fait du bien de ne pas toujours être à 100 à l’heure et de pouvoir me poser. Je me suis déjà dit que j’allais m’inscrire dans un club, mais pour le moment, je n’ai pas encore franchi le pas. Je le ferai peut-être quand je serai trop vieux pour jouer au basket… »
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