#Bénin / Ouverture de la 2ème Session ordinaire 2023 du #Parlement : La #situation_politique et #sécuritaire de la #sous_région_ouest_africaine évoquée

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La situation politique et sécuritaire de la sous-région ouest-africaine était aussi au menu de l’ouverture de la 2ème Session ordinaire 2023 du Parlement béninois. Le Président Louis G. VLAVONOU a en fait cas dans son discours marquant l’ouverture de cette session dite budgétaire ce mardi 31 octobre.

Pour le Président de l’Assemblée nationale 9ème Législature, le terrorisme est l’origine de la situation politique et sécuritaire délicate que connaissent les pays de la sous-région ouest africaine. Pour lui, “le salut sera collectif ou ne le sera pas car, tant que le terrorisme survivra dans l’un quelconque des pays de notre sous-région, les autres seront constamment sous la menace de la contagion…».

Extraits !
« … Quand votre maison brûle, vous ne pouvez pas vous permettre de regarder ailleurs. C’est pourquoi je m’en voudrais de clore mon propos sans évoquer les difficultés que traverse la sous-région ouest-africaine, en relation avec la montée du terrorisme au cours de ces dernières années. De fait, ce qui n’était qu’un phénomène localisé au nord de la République sœur du Mali, il y a environ une dizaine d’années, s’est propagé progressivement au point d’atteindre certains pays côtiers, dont le nôtre. En son temps, des contingents militaires avaient été envoyés sur place sous mandat des Nations Unies pour voler au secours du peuple malien en détresse. Le Bénin, n’avait pas manqué de participer à cet élan de solidarité et d’entraide fraternelles.  Mais aujourd’hui, tous ces pays-là se trouvent également attaqués et contraints de se défendre seuls, face à ce phénomène tentaculaire que tous ces efforts déployés collectivement n’avaient pas permis d’endiguer, encore moins, de neutraliser. Naturellement, cette situation est très préoccupante à maints égards car, non seulement elle compromet les efforts de développement et la paix sociale dans les États concernés, mais aussi, et il faut se rendre à l’évidence, elle constitue une grave menace pour la stabilité des institutions républicaines et, par ricochet, pour le processus d’intégration en cours dans notre sous-région.

À mon humble avis, la principale leçon à tirer de cette expérience, c’est que le salut sera collectif ou ne le sera pas car, tant que le terrorisme survivra dans l’un quelconque des pays de notre sous-région, les autres seront constamment sous la menace de la contagion.

Il s’avère alors nécessaire d’établir une étroite collaboration entre tous les États concernés pour pouvoir mener efficacement la lutte contre ce fléau qui est et doit demeurer la priorité des priorités. C’est ma conviction profonde et j’avais déjà eu l’opportunité de l’exprimer en d’autres temps et en d’autres lieux, notamment à la cérémonie d’ouverture de la Deuxième Session ordinaire de l’Assemblée nationale de la République sœur du Niger, le lundi 27 septembre 2021, où j’avais déclaré en substance : « l’histoire et la géographie nous condamnent, en tant que dirigeants, à œuvrer inlassablement au renforcement et à l’approfondissement de ces relations de fraternité et de bon voisinage, porteuses de paix et de développement pour nos deux pays et nos deux peuples ».

De façon spécifique, le dernier coup d’État intervenu au Niger le 26 juillet 2023 a fortement ébranlé notre vivre ensemble au sein de la communauté nationale et sous-régionale.

Pour les populations du Bénin en général et celles du septentrion en particulier, le fléau du terrorisme a cessé d’être un sujet lointain. Nos populations apprennent à mener une vie quotidienne ponctuée d’annonces d’évènements terroristes. Les mesures prises par le gouvernement pour assurer la défense de l’intégrité du territoire national ont montré leur efficacité dans le cadre de la gestion de cette lutte et jusqu’à la date d’aujourd’hui, aucune portion de notre territoire n’est aux mains des terroristes. Toutefois, même si l’on assiste à la diminution des attaques contre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), il a été noté une augmentation des attaques lâches contre les populations civiles sans défense. Tout en félicitant le gouvernement et en encourageant nos FDS, notamment ceux qui en ce moment sont dans l’Opération Mirador, face au danger, la représentation nationale voudrait du gouvernement, des mesures supplémentaires à travers l’augmentation des crédits alloués au Ministère de la Défense pour la protection des populations des zones à risque. Elle continuera à jouer sa partition en donnant plus de moyens consacrés à la lutte contre le terrorisme et en mettant un accent particulier sur le contrôle des actions entrant dans le cadre de la protection civile…».

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 J-Marc Aurel AGOSSOU

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