Besançon. Au Palais des sports, les supporters des Bleues ont poussé jusqu’au bout lors de la retransmission du quart de finale de la Coupe du monde féminine

Environ 150 personnes se sont rendues au Palais des sports ce samedi matin pour suivre sur grand écran le quart de finale de coupe du Monde de football féminine entre la France et l’Australie. Des supporters qui y ont cru jusqu’aux ultimes secondes. À la fin, pourtant, une seule pouvait avoir le sourire : Kylie, une Australienne venue de Perth, de passage à Besançon avec sa famille.


C.M.

Aujourd’hui à 18:00

| mis à jour aujourd’hui à 18:10

Au bout du compte c’est Yanis, 9 ans, qui avait raison : ce samedi le jeune garçon était au Palais des sports de Besançon, avec son père et sa jeune sœur pour assister au quart de finale entre la France et l’Australie dans le cadre de la coupe du Monde féminine de football. Dès la fin de la première mi-temps, le jeune expert pronostiquait déjà l’issue de la rencontre : « Ça va se jouer aux tirs au but ».

« Je l’appelle RMC Sport », rigolait alors son paternel.





Fode Ndao, le directeur du Club Sauvegarde Besançon et les jeunes de Planoise.   Photo Arnaud Castagné


Tirs au but il y a bien eu, un finish étouffant qui a tenu en haleine les quelque 150 personnes venues suivre le match sur le grand écran accroché au-dessus du parquet. Un public d’amateurs de foot et de familles. Sans oublier quelques élues de la majorité (parmi lesquelles la maire quelques instants) et, surtout, la dizaine de jeunes du Club Sauvegarde Besançon venus mettre l’ambiance à coups de chants et de percussions avec Fode Ndao, le directeur de la structure.

Et puis il y avait Kevin, Kylie, leurs trois jeunes enfants et leur mascotte gonflable : un kangourou aux couleurs de l’Australie. Lui est né en France, elle en Australie, tous vivent à Perth en temps normal. « Là on fait un tour d’Europe d’un an en camping-car », explique Kevin. Après l’Irlande, l’Autriche, la Slovénie, la Croatie, l’Italie et la Suisse, la famille est donc arrivée en Franche-Comté pour quelques jours et à décider de venir voir le match sur grand écran à Besançon. Au moment des tirs au but chacun, au sein du couple, tremblait pour des raisons différentes : Kevin craignait un raté français, Kylie, un raté australien. Quant à leur aîné, Louis, 7 ans, le maillot de Mbappé sur les épaules, il se refusait à choisir un camp mais se cachait derrière son père avant chaque tir.





Kylie, Kevin et leurs trois garçons.   Photo Arnaud Castagné


« Les associations doivent être des acteurs pour le développement du sport féminin »

Les ultimes secondes de la rencontre ont douché les espoirs des supporters des Bleues. Ça n’empêche pas un (petit) motif de satisfaction : il y avait du monde ce samedi pour assister au match. Rien à voir, en tout cas, avec la poignée de personnes venues regarder les huitièmes de finale à la Malcombe, le 8 août dernier. Alors, bien sûr, il a fallu battre le rappel, du côté de la Ville, mais le public était au rendez-vous : ce qui, un 12 août à 9 h du matin n’était pas évident, souligne Abdel Ghezali, le premier adjoint à la maire de Besançon.

L’élu le sait bien : il faut « travailler pour amener les gens » vers le sport féminin. Il en profite pour souligner le joli coup de pouce de l’ESBF, le club de handball féminin qui a offert une invitation pour son premier match de la saison à chaque spectateur de ce quart de finale (un succès : les gens n’oubliaient pas de demander leur billet ce samedi).

Ce travail d’incitation, c’est aussi le mantra de Fode Ndao, vice-champion du monde de karaté en 2000. C’est complètement dans la philosophie du Club Sauvegarde de Besançon, souligne-t-il. « Les associations doivent être des acteurs pour le développement du sport féminin ».

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