Biomim’Gel, une technologie révolutionnaire 100 % bio-inspirée made in Béarn

Biomim’Gel a vu le jour grâce à une démarche visant à passer par toutes les étapes menant à l’Innovation DeepTech.

L’aventure a débuté lors d’une étude partenariale entre l’Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l’Environnement et les Matériaux (IPREM – UPPA, CNRS) et le groupe LVMH, plus particulièrement avec les parfums Christian Dior. Elle s’est ensuite transformée en une collaboration académique avec la prestigieuse université américaine de Stanford puis lors de projet de prématuration E2S/UPPA et maturation de la Société d’Accélération et de Transfert Technologique, Aquitaine Science Transfert SATT/AST.

Après dix ans de recherche, Laurent Billon et Pierre Marcasuzaa ont développé une technologie brevetée qui permet d’encapsuler des principes actifs, qu’ils soient hydrophobes ou hydrophiles, dans des microgels biocompatibles, biodégradables et biosourcés et contrôlent leur libération par application d’un stimulus (pH, température, salinité, biodégradabilité…).

Leurs objectifs ? Optimiser l’hydratation, l’action anti-âge ou antitaches, la longévité d’un parfum… Outre sa capacité à transporter une concentration accrue d’actifs, la technologie de Biomim’Gel réduit considérablement le nombre d’ingrédients nécessaires aux formulations, limitant ainsi l’impact environnemental des produits finis. Jusqu’à présent, afin de formuler les principes actifs, les marques de cosmétiques utilisaient des co-solvants organique et tensio-actifs.

Mais chez certains consommateurs, ces derniers peuvent causer des irritations et des allergies cutanées. Utiliser moins d’ingrédients pour la formulation de cosmétique revient ainsi à réduire les nombres d’emballage, de transport et de manutention, etc… et ainsi réduire l’impact environnemental du produit final.

« Les microgels sont comme des éponges : ils encapsulent l’eau et peuvent ensuite se contracter de manière à expulser l’eau qu’ils contiennent. L’encapsulation est un procédé largement utilisé dans les industries cosmétiques, pharmaceutiques ou agricoles (traitement de cultures). Elle vise à cloisonner, protéger puis libérer une molécule d’intérêt (parfums, arômes, actifs, médicaments, phéromones, produits phytosanitaires…) à un endroit précis », présente Laurent Billon, professeur à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour depuis 25 ans.

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