Bourse : ne misez pas trop sur la technologie

2023 a ainsi été l’année des entreprises technologiques notamment grâce aux progrès en intelligence artificielle. Toutefois, ces entreprises auront de la peine à avoir un « rendement aussi élevé que l’année dernière », estime Martin Roberge.

« On a comme mis la barre trop haute pour ces titres-là en 2024, souligne-t-il, de sorte que ce sera très difficile pour ce secteur-là de surprendre. »

L’expert s’attend donc à un renversement des tendances en 2024. Il estime que les secteurs qui ont été « le plus à la traîne en 2023 » pourraient bien être ceux qui vont le mieux performer cette année. Une bonne nouvelle pour l’indice principal de la Bourse de Toronto qui est principalement composé de titres du secteur des finances, des matériaux et de l’énergie. En effet, si ses attentes s’avèrent exactes, le marché canadien, étant moins orienté vers la technologie, pourrait être en meilleure position que l’américain.

Quant aux taux d’intérêt, Denis Taillefer et son équipe croient qu’il y aura bien une baisse des taux cette année, mais peut-être pas aussi tôt que le prévoient la plupart des investisseurs l’anticipent.

« On croit qu’on va avoir de trois à quatre baisses de taux d’intérêt et ce serait dans la deuxième moitié d’année, alors que le marché croit que ce serait dès le mois de mars », souligne l’expert.

Un autre élément à garder à l’œil cette année est évidemment les élections américaines. « La fenêtre de vulnérabilité » sur les marchés est « probablement trois mois avant l’élection » de novembre en sachant que les investisseurs anticipent toujours les événements, souligne Martin Roberge. Mais d’ici là, nous devrions « avoir assez d’informations pour savoir si l’économie est capable d’effectuer un atterrissage en douceur », tempère-t-il, donc la volatilité causée par les élections ne le préoccupe pas trop.

Pour les investisseurs qui naviguent seuls dans les marchés, les experts recommandent de miser sur la diversification et d’étudier attentivement les compagnies qu’ils choisissent pour favoriser celles qui ont de bons bilans financiers. Martin Roberge, de son côté, gardera à l’œil les secteurs conservateurs, comme les compagnies téléphoniques, les oléoducs ou le secteur de la santé aux États-Unis.

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