Trois ans après l’ouverture de ses premiers magasins autonomes en région parisienne, Boxy veut tourner une page fondatrice de son activité. La start-up française dit vouloir concentrer à présent ses efforts sur une nouvelle offre, celle de réfrigérateurs et meubles connectés. Plus petits (un mètre carré d’emprise au sol) et donc plus simples d’installation dans des typologies de lieux plus vastes, ces modules ont été pensés pour répondre à une demande mesurée en amont, laquelle justifie ce virage stratégique.
« Il y a des espaces, comme les hôpitaux, les universités, les entreprises, les écoles, tous les lieux de vie et de passage quotidien comme les gares, dans lesquels on ne pouvait pas entrer avec nos magasins containers, explique David Gabai, COO et cofondateur de Boxy. Or, on constatait, notamment via un baromètre OpinionWay réalisé avant l’été, qu’il y avait un véritable attrait pour ce genre de consommation. » Depuis la fin de l’été, Boxy commercialise donc des plus petits espaces de distribution automatique, l’un pour stocker des produits frais, l’autre pour des produits secs à température ambiante.
Garder la technologie en changeant l’offre
Le premier module connecté sera installé au début du mois de novembre dans une salle de sport de La Défense et servira à vendre des plats nutritifs. Et Boxy n’aura pas à mettre sur pied une technologie en partant de rien, indique David Gabai : « C’est strictement un réemploi de la technologie qu’on a développée pour les magasins autonomes, mais en miniaturisé. »
Le client n’a qu’à scanner son moyen de paiement devant, par exemple, un réfrigérateur connecté. « Une fois que la pré-autorisation est validée, la porte se déverrouille et ce qu’il prend va être traqué par les capteurs de poids et les caméras qui équipent l’appareil », détaille le COO. La somme correspondante à l’achat est ensuite débitée automatiquement.
Ce système développé en interne par Boxy équipe déjà une trentaine de boutiques connectées, pour lesquelles la start-up a levé plusieurs millions d’euros ces dernières années. Il sera désormais employé dans de plus petits espaces, lesquels ressemblent à la fois à des réfrigérateurs de grandes surfaces et à des distributeurs automatiques qu’on trouve notamment dans les gares.
Il y a toutefois des différences, relève David Gabai. « D’abord, l’expérience du client est différente : on peut prendre plusieurs produits à la fois, accéder à une offre diversifiée puisqu’il n’y a plus la contrainte des spirales des bornes classiques. Et du côté opérateur, cela implique une simplicité quasiment deux fois plus importante pour le réassort qui devient de la mise en rayon. »
Du B2C au B2B
Au-delà de cette production de nouveaux équipements matériels, Boxy opère avec ce revirement une transformation majeure de son business model, du B2C au B2B. Ses principaux clients seront désormais des opérateurs de distribution automatique et les organisations, par exemple un hôpital ou une entreprise, qui achèteront ses modules. Là où, auparavant, les clients de la start-up étaient les individus qui pénétraient ses containers pour y faire leurs courses.
Boxy dit vouloir conserver ces petits commerces, qui ont atteint une rentabilité opérationnelle en Île-de-France, mais « stopper les ouvertures ». « On stabilise car c’est une bonne vitrine pour notre technologie, mais 100% des nouveaux efforts de recherche et développement et de marketing se concentrent sur la commercialisation B2B de notre offre depuis la fin de l’été », résume David Gabai. La start-up cherche notamment à vendre ses meubles connectés dans des stations-service, en milieu hospitalier ou directement à des sociétés de distribution automatique qui souhaiteraient diversifier leurs offres.
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