Bruxelles « a répondu aux demandes de la France », estime l’Elysée…

19h18

Les céréaliers français veulent voir réinstaurer des droits de douane pour l’Ukraine

Les céréaliers français veulent voir réinstaurer des droits de douanes au-delà d’un quota d’importations d’Ukraine, se disant mercredi « extrêmement déçus » de voir les céréales exclues des produits « sensibles » pour lesquels Bruxelles prévoit de limiter la hausse des importations. « On est extrêmement déçus. Le problème est crucial pour les céréales. Entre 2021 et 2023, les importations de blé ukrainien dans l’Union européenne ont été multipliées par vingt. On est passé de 215.000 tonnes de blé en 2021 à 5 millions de tonnes en 2023 », a déclaré à l’AFP Eric Thirouin, le président de l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB).

Pour tenter de répondre à la colère des agriculteurs, Bruxelles a annoncé pour les produits « sensibles » – volaille, oeufs et sucre –, un « frein d’urgence » pour limiter le volume des importations aux niveaux moyens observés en 2022 et 2023, niveaux au-delà desquels des droits de douane seraient réimposés. Les organisations agricoles européennes ont aussitôt jugé « inacceptable » l’exclusion des autres produits d’un tel mécanisme.

19h09

Bruxelles « a répondu aux demandes de la France », estime l’Elysée

La Commission européenne a « répondu aux demandes de la France » concernant l’assouplissement des obligations de jachères et la limitation des importations agricoles ukrainiennes, deux points de crispation des agriculteurs français, a indiqué mercredi l’Elysée. Bruxelles a proposé mercredi d’accorder une dérogation partielle aux obligations de jachères dans l’UE et de limiter toute hausse incontrôlable des importations agricoles ukrainiennes, offrant des gages aux agriculteurs qui manifestent à travers l’Europe.

« Les deux sujets importants sur lesquels l’Europe est le bon niveau pour agir ont été réglés rapidement en réponse à nos demandes », a souligné l’Elysée, à la veille d’une rencontre entre la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, et Emmanuel Macron. Bruxelles propose de renouveler pour une année supplémentaire, entre juin 2024 et juin 2025, l’exemption de droits de douane accordée à l’Ukraine depuis le printemps 2022 pour soutenir le pays en guerre.

Mais en l’assortissant de « mesures de sauvegarde » renforcées limitant l’impact des importations de produits agricoles ukrainiens, lesquelles ont bondi de 11 % en valeur sur un an en janvier-septembre 2023. « Nous gardons l’objectif politique de soutien à l’Ukraine et en même temps nous protégeons les agriculteurs européens sur des secteurs sensibles », affirme l’Elysée.

100 à 300 tracteurs attendus à Bruxelles pour le sommet de l’UE

Plusieurs centaines de tracteurs sont attendus jeudi à Bruxelles pour une manifestation d’agriculteurs venus de plusieurs pays dans le quartier européen, en marge d’un sommet des dirigeants des Vingt-Sept, a indiqué mercredi un syndicat wallon. « Entre 100 et 300 tracteurs vont converger vers Bruxelles. Ils se dirigeront vers la place du Luxembourg » devant le Parlement européen, a indiqué une porte-parole de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA).

Au moins un demi-millier de manifestants devraient être présents, dont des délégations d’agriculteurs français, espagnols et portugais, indique-t-on à la FWA. « Ce sera complètement international », a insisté sa porte-parole. Le principal syndicat agricole flamand, Boerenbond, est associé à ce rassemblement protestataire qui débutera à partir de dix heures, tout comme d’autres syndicats wallons, tels que la Fuega, en lien avec la coordination agricole alternative internationale Via Campesina.

19h05

400 tracteurs de l’Aveyron déployés à Rodez

Près de 400 tracteurs, provenant de tout l’Aveyron, étaient mobilisés mercredi dans le centre de Rodez, où les agriculteurs ont jeté de la paille sur la Maison de ma Région, qui propose aux Ruthénois les services de la région Occitanie. Affichant des pancartes aux slogans : « Fesneau démission », « Alerte Paysans en colère ! », des centaines d’agriculteurs ont convergé mercredi à la mi-journée vers le centre de Rodez, suite à un appel de la FDSEA et des JA du département.

« Si on est là aujourd’hui, c’est avant tout pour mettre la pression sur le gouvernement, et on s’en est donné les moyens. Nous voulons des perspectives sur le long terme », a indiqué Michael Garrigues, responsable des Jeunes agriculteurs (JA) Aveyron.

18h18

79 personnes interpellées à Rungis

Un total de 79 personnes ont été interpellées mercredi à Rungis après une intrusion d’agriculteurs dans une « zone de stockage » du marché de gros où des « dégradations » ont été commises, a indiqué à l’AFP une source policière.

Des personnes « à pied sont entrées brièvement sur une zone de stockage » et y ont « commis des dégradations », a ajouté cette source. Elles ont été « sorties des lieux par les forces de l’ordre », a-t-elle ajouté, précisant que plus personne ne se trouvait désormais à l’intérieur du site.

18h08

En Alsace, les agriculteurs du Haut-Rhin prennent la relève de ceux du Bas-Rhin

Comme nous l’indiquions plus tôt, les agriculteurs du Bas-Rhin devaient lever le camp de la M35 ce mercredi en fin d’après-midi. Mais ceux du Haut-Rhin devraient prendre le relais à partir de 14 heures ce jeudi 1er février avec un blocage de l’A36 au niveau d’Ottmarsheim, tout près de la frontière allemande. Une mobilisation à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs.

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17h22

Une opération escargot à Poitiers

Un convoi de tracteurs doit traverser Poitiers, ce mercredi, vers 18 heures, indique la préfecture de la Vienne qui invite les automobilistes à « anticiper leurs déplacements afin d’éviter la surcharge du trafic routier en fin de journée ».

17h19

Bruxelles donne des gages aux agriculteurs

Bruxelles a proposé mercredi d’accorder une dérogation partielle aux obligations de jachères dans l’UE et de limiter toute hausse incontrôlable des importations agricoles ukrainiennes, offrant des gages aux agriculteurs qui manifestent à travers l’Europe. Alors que la grogne gagne plusieurs pays, de la Pologne à la France en passant par l’Allemagne, la Commission européenne lâche du lest sur deux revendications majeures cristallisant l’exaspération contre l’UE, mais sans certitude de pouvoir désamorcer la colère.

« Les agriculteurs mettent notre nourriture sur la table. Dans la difficulté, nous trouvons des solutions communes », a assuré la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, qui s’entretiendra jeudi avec le président français Emmanuel Macron. Bruxelles propose certes de renouveler pour une année supplémentaire, entre juin 2024 et juin 2025, l’exemption de droits de douane accordée à l’Ukraine depuis le printemps 2022 pour soutenir le pays en guerre. Mais en l’assortissant de « mesures de sauvegarde » renforcées limitant l’impact des importations de produits agricoles ukrainiens, lesquelles ont bondi de 11 % en valeur sur un an en janvier-septembre 2023.

17h16

« Nous ne sommes pas les ennemis des agriculteurs », assure l’écologiste Marine Tondelier

«Nous ne sommes pas les ennemis des agriculteurs », a déclaré la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, mercredi depuis une ferme de Bourgogne, où elle dit « soutenir totalement » les paysans dans leur combat pour un « juste revenu ». « Je ne suis pas du tout mal aimée des agriculteurs », a assuré cette petite-fille de paysans du Pas-de-Calais, après avoir caressé des vaches bazadaises, une espèce menacée élevée dans une exploitation bio de Villebichot (Côte-d’Or), près de Dijon.

« J’ai même rencontré Interbev », l’association du bétail, « alors que je suis végane depuis 15 ans », a martelé Marine Tondelier. « Les fermes, c’est le type de déplacement que je fais le plus ! », a-t-elle ajouté. La visite de ce mardi en Bourgogne, avec une forte délégation écolo, sera donc suivie de « nombreuses autres » d’ici au Salon de l’agriculture, qui débute fin février. Mais cela était prévu, comme chaque année, et n’a rien à voir avec l’actuel mouvement des agriculteurs, soulignent les écolos.

17h14

En Italie, les agriculteurs poursuivent leurs manifestations dans tout le pays

De la Sardaigne au Piémont, des milliers d’agriculteurs italiens ont manifesté mercredi, descendant dans les rues et les ports avec des centaines de tracteurs dans l’intention de se rendre à Bruxelles. « L’agriculture est en train de mourir », « No farmers, no food, no future » ( » Pas d’agriculteurs, pas de nourriture, pas d’avenir ») : à Cuneo (nord), une centaine de tracteurs ont organisé un convoi dans la ville en klaxonnant à leur passage, a constaté un photographe de l’AFP.

A Novare, une autre ville du Piémont, ce sont plus de 200 tracteurs qui se sont rassemblés devant le stade local pour protester contre la politique agricole de l’Union européenne (UE), tandis qu’à Alessandria, dans la même région, les agriculteurs ont protesté avec 300 autres tracteurs. En Sardaigne, le port de Oristano, sur la côte ouest, a été bloqué par une trentaine de tracteurs, tout comme celui de Cagliari, principale ville sur la côte sud.

17h13

Les transporteurs dénoncent des « blocages inacceptables »

Déjà en crise, et bloqués par les agriculteurs depuis plusieurs jours, les transporteurs ont demandé mercredi des « mesures de soutien à très court terme » pour des entreprises « exsangues ». « Nos entreprises subissent des blocages inacceptables de leur activité, tant sur les axes routiers que sur les sites logistiques et autour des places portuaires et aéroportuaires », a décrit dans un communiqué l’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France (Union TLF).

L’organisation alerte sur « les conséquences dramatiques de cette situation qui n’a que trop duré ». Les blocages des agriculteurs en colère ont mis à l’arrêt des milliers de camions en France, et provoqué de nombreux retards et frais supplémentaires chez les transporteurs.

17h12

Des dizaines d’élus en soutien sur un barrage de Beauvais

Des dizaines d’élus des Hauts-de-France arborant leurs écharpes sont venues mercredi soutenir les agriculteurs tenant depuis plusieurs jours un barrage sur l’A16 à Beauvais, au lendemain d’annonces gouvernementales qui n’ont pas apaisé la colère. « Je suis venu par solidarité envers cette profession agricole qui est en crise, liée à un amoncellement de réglementations » et à « un manque de perspective sur ce qu’on veut pour l’agriculture de demain » a déclaré Franck Pia, maire (UDI) de Beauvais.

L’agriculture « fait partie de notre patrimoine économique et culturel », et « on les soutiendra dans la durée », a-t-il souligné, citant leurs demandes « symboliques » comme le taux de jachère. Le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, éleveur dans l’Oise, a indiqué avoir entre autres évoqué avec les élus la restauration collective. « Faites nous confiance », a-t-il appelé, « vous verrez, on répondra à l’enjeu de nourrir les gens, en qualité et en quantité ».

15h28

A Strasbourg, les agriculteurs lèvent le camp

A Strasbourg, les agriculteurs qui bloquaient l’A35 ont voté la fin du barrage ce mercredi, indiquent nos confrères des DNA. Ils ont profité une dernière fois, ce midi, du charme bucolique de la voie rapide le temps d’un pique-nique géant à base d’omelette.

13h00

LR présente 60 propositions pour faire de l’agriculture un « enjeu stratégique »

«Moins de charges, moins de normes »: le groupe LR à l’Assemblée nationale a présenté mercredi un livre blanc sur l’agriculture comprenant 60 propositions qui visent à faire du secteur un « enjeu stratégique » afin de répondre à la colère actuelle.

« Il faut faire confiance aux agricultrices et aux agriculteurs », a affirmé le député Julien Dive lors de la présentation à la presse de ce livre blanc, fruit d »une « tournée des fermes et des différentes filières agricoles du pays » menée par la droite depuis juillet.

12h31

Gabriel Attal a reçu ce mercredi matin la Confédération paysanne et la Coordination rurale

Le Premier ministre « poursuit le dialogue » avec les syndicats, il a reçu à 10 heures la porte-parole de la Confédération paysanne, Laurence Marandola, puis à 11h30 la présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc’h, après avoir échangé longuement avec le syndicat majoritaire FNSEA lundi soir et mardi soir. « Le reste des annonces va se jouer au niveau européen », a précisé cette source, alors qu’Emmanuel Macron doit participer à un sommet européen jeudi.

12h07

La Commission européenne propose également une dérogation « partielle » pour les jachères pour 2024

La Commission européenne a proposé mercredi d’accorder pour 2024 une dérogation « partielle » aux obligations de jachères imposées par la Politique agricole commune (PAC), qui cristallisent ces dernières semaines la grogne des agriculteurs à travers l’Europe. Une dérogation avait déjà été accordée en 2023 pour cette règle imposant de laisser au moins 4 % des terres arables en jachères ou surfaces non productives.

Cette obligation serait suspendue pour 2024, à condition que les agriculteurs atteignent 7 % de cultures intermédiaires ou fixatrices d’azote, précise l’exécutif européen — – un assouplissement réclamé par une majorité des Etats membres dont la France.

12h04

Bruxelles propose des mesures pour limiter les importations d’Ukraine

La Commission européenne a proposé mercredi de reconduire à partir de juin l’exemption de droits de douane dont bénéficient les produits agricoles entrant dans l’UE, en l’assortissant de « mesures de sauvegarde » pour limiter les volumes des produits les plus sensibles.

Ces « mécanismes renforcés » permettront d’adopter « des mesures correctives rapides » en cas de perturbations importantes sur le marché européen, y compris si elles sont localisées. Pour certains produits -volaille, oeufs et sucre- un « frein d’urgence » est prévu pour « stabiliser » les importations aux volumes moyens importés en 2022 et 2023 -niveaux au-delà desquels des droits de douane seraient réimposés, a indiqué l’exécutif européen.

12h03

Au Sénat, le président de la FNSEA appelle « au calme et à la raison »

Alors que des blocages se poursuivent dans toute la France, Arnaud Rousseau a reconnu que « l’attente est énorme » face au « cumul de normes et de règles ». Mais « il y a aussi beaucoup de sujets européens qui ne sont pas des sujets qui se règlent en trois jours. Donc j’essaie d’appeler au calme et à la raison », a-t-il expliqué devant la Commission des Affaires économiques de la chambre haute.

11h58

18 personnes interpellées près de Rungis

Dix-huit personnes ont été interpellées pour « entrave à la circulation » mercredi matin près du marché de gros de Rungis que les agriculteurs en colère, réunis en convoi, menacent d’investir, a-t-on appris de sources policières.

11h40

L’Union européenne a trouvé un accord pour mieux préciser l’origine du miel

L’UE a trouvé un accord pour rendre obligatoire sur les étiquettes des pots de miel le détail des pays où il a été récolté, une mesure destinée à lutter contre les importations massives de miels frelatés via l’ajout de sucres.

Le cas du miel est critique : une enquête de la Commission européenne publiée en mars 2023 montrait que sur 320 échantillons de miels importés dans l’UE et récemment contrôlés, environ 46 % étaient fortement suspectés de déroger aux règles de l’UE, notamment via l’ajout de sirops de sucre destinés à faire chuter le coût de revient.

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