Samedi soir, l’artiste nigérian au succès planétaire et aux millions de fans sera en concert au Festival Village. À cette occasion, retour sur quelques événements clés de la vie de cet artiste qui porte en lui l’énergie de toute une génération africaine prête à « croquer la vie ».
LE KING DE L’AFROFUSION
L’artiste se reconnait comme le successeur de Fela Kuti, considéré comme l’inventeur de l’afrobeat. Burna Boy a donné une nouvelle dimension à ce style pour le faire évoluer vers l’afrofusion, un courant où s’entremêlent rythmes traditionnels africains, rap, R’n’B, électro ou encore hip hop. Ses musiques déchaînent un véritable engouement mondial et totalisent plusieurs centaines de millions d’écoutes cumulées sur les plates-formes de streaming.DES FEATURING QUI LE PROPULSENT AU-DEVANT DE LA SCÈNE
Le nom de Burna Boy se diffuse d’autant plus vite qu’il enchaîne les collaborations avec des artistes tout aussi connus comme Beyoncé, Chris Martin, Drake, Da- mian Marley, Youssou N’Dour, le groupe Coldplay ou encore l’une des plus grandes voix africaines, la béni- noise Angélique Kidjo que Burna Boy porte dans son cœur depuis son enfance.LE GRAMMY AWARD DU MEILLEUR ALBUM DE MUSIQUE DU MONDE EN 2021
Il est le premier nigérian à remporter un tel titre, récompensé pour son album «Twice as Tall» sorti un an plus tôt. Lors de la remise de cette récompense, le chanteur avait alors envoyé un message virtuel à l’en- semble du peuple africain depuis Londres. «C’est une grande victoire pour ma génération d’Africains dans le monde entier, et cela devrait servir de leçon à tous les Africains : peu importe où vous êtes, peu importe ce que vous avez l’intention de faire, vous pouvez y arri- ver, peu importe d’où vous venez, parce que vous êtes un roi. Regardez-moi maintenant, Burna Boy, lauréat d’un Grammy Award. Merci à tous… »UN ARTISTE ENGAGÉ POUR LA CAUSE AFRICAINE
Dans son quatrième album African Giant, sorti en 2019, il clame sa fierté d’être africain et revient sur le passé colonial de son pays. Car c’est bien au Nigéria que Burna Boy est devenu un symbole et le porte-voix de toute une jeunesse en colère. En 2020, sa chanson Ye est reprise par toute la population lors des im- menses manifestations qui ont secoué le pays face aux violences policières, avec son hymne : «Je ne veux pas mourir/Je ne veux pas mourir, je veux profiter/Je veux croquer la vie»UN ACCUEIL DANSANT AVEC RHYTHM AND GROOVE
Deyon Bovell, directeur de l’école de danse Rhythm and Groove, a été appelé au dernier moment avec un groupe de danseurs pour accueillir Burna Boy à l’aéroport de Juliana, samedi 29 octobre. Retour sur cette expérience. Vous avez accueilli Burna Boy. Comment cela s’est-il passé ? Deyon Bovell : Très bien ! Même si nous avions peu de temps pour préparer cet accueil, nous sommes très contents que l’Office de Tourisme ait pensé à nous appeler pour accueillir cet artiste. Mais je vous avoue qu’on était un peu stressé car c’est quelqu’un ce monsieur, vous voyez (rires). Qu’aviez-vous préparé avec vos danseurs ? Nous étions 14 danseurs et nous avons prévu une danse afro-caribéenne pour accueillir celui qu’on nomme le roi de l’afrobeat. C’était un challenge, mais je pense qu’on a relevé le défi. Comment a-t-il réagi ? Il était super content ! D’après la personne de l’Office de Tourisme qui l’accueillait, dès son arrivée dans le hall de l’aéroport, il entendait le son au loin et commençait déjà à danser au milieu de la foule. Ensuite, dès qu’il est arrivé près de nous, il est venu nous rejoindre dans la danse et nous a pris dans ses bras. C’était un moment très fort ! Que dégage-t-il ? Ce grand monsieur, par le cœur et la taille, dégage une énergie assez folle et renvoie de très bonnes ondes. Je pense qu’il était très content d’être arrivé à Saint-Martin. Irez-vous le voir à son concert ? Bien entendu, nous irons le voir à son concert pour chanter et danser avec lui ! On a vraiment hâte !
ELLES ONT DIT…
CLÉA, 33 ans «J’ai découvert Burna Boy il y a un an, sur Youtube. Depuis, j’écoute ses musiques tous les jours, toute la journée. Je suis vraiment fan. J’adore la gaieté qui se dégage de ses titres, le rythme et surtout sa voix. Samedi, ce sera la première fois que je le vois en concert. C’est un honneur pour moi. En plus, j’y vais avec ma petite sœur, je pense qu’on va passer un bon moment». RAISSA, 27 ans «La première fois que j’ai vu Burna Boy, c’était dans un film dans lequel il avait un petit rôle, mais je ne me souviens plus du nom. Sinon, j’écoute ses musiques sur internet quand elles passent dans ma playlist. J’aime beaucoup. Pour moi, Burna Boy propose une musique afro différente de ce qu’on peut entendre habituellement. Le rythme qu’il apporte, sa voix grave, le fait qu’il rappe aussi. Tout ça participe à rendre sa musique unique. J’adore ses titres Last Last et It’s Plenty ! Samedi, j’y vais avec ma grande sœur. Nous sommes super excitées, mais prêtes à chanter et à danser». MORGANE, 24 ans «J’ai découvert Burna Boy très récemment, lorsqu’on a appris qu’il allait être programmé à Saint-Martin. Des copines m’ont fait écouter ses sons et j’ai trouvé ça sympa, rythmé et dansant. Je l’écoute de temps en temps maintenant. Je suis contente d’aller le voir samedi soir. C’est mon premier concert à Saint-Martin et c’est la première fois que je vais au Festival Village». SIBEL, 33 ans «À la base, je connaissais plusieurs chansons sans connaître le chanteur. Ce sont des amis qui m’ont expliqué qui il était. J’aime beaucoup ces derniers titres dont Last Last. J’adore le rythme et les sonorités dansantes, un peu caribéennes, qui mettent de bonne humeur. J’écoute ça quand je pratique du sport, dans la voiture ou en soirée. Samedi, je serai accompagnée d’une amie. J’espère que le concert ne sera pas annulé au dernier moment avec le mauvais temps qu’on annonce. Croisons les doigts…»
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