Cameroun : les Sociétés de gardiennage, deuxième campus de plusieurs étudiants tchadiens

Les sociétés privées de sécurité encore appelées sociétés de gardiennage sont des services privés de protection fondés dans le but de sécuriser ou de surveiller des personnes et des biens publics ou privés dans un pays. Des agents de sécurité recrutés, en leur sein, sont constitués d’agents permanents ou contractuels. Parmi les agents contractuels, l’on rencontre plusieurs étudiants Tchadiens de différentes universités du pays notamment à Yaoundé et Douala. Ces étudiants vigiles jumèlent études et gardiennage, en faisant de ce métier leur gagne-pain.

Quand Y.V (Sigle d’emprunt) est arrivé à l’université de Youande II pour la première fois, il était très content. Mais il ignorait qu’un jour, il allait être confronté à un problème d’argent. Il rejette la faute notamment à l’insécurité dans le pays. Étudiants déplacés internes ou leurs parents, il y en a au Cameroun. Bref, après avoir échangé avec un ainé du campus, le gardiennage a été l’idéale proposition faite à Y.V.

Selon cet ainé, c’est le travail qu’un étudiant peut faire aisément et pouvoir poursuivre ses études sans crainte. « C’est à partir de ce jour que j’ai commencé à chercher. Une semaine après, j’en ai eu et j’ai commencé à travailler, et voilà aujourd’hui”, nous raconte fièrement l’étudiant en 2e année en sciences juridiques et politiques à l’université de Yaoundé II.

Les sociétés privées de sécurité ont entre autres comme objectifs la surveillance des biens meubles et immeubles, la surveillance des personnes. Des jeunes et personnes âgées de toutes les catégories sociales peuvent être recrutés. Parmi eux, il y a donc des étudiants d’universités et autres instituts de formation.

Ce travail de gardiennage n’a plus de secret pour bon nombre d’étudiants ou des aventuriers au Cameroun. Le travail est constitué de deux volets : monter la garde de 6h à 18h ou de 18h à 6h.

« Si le métier présente un certain nombre de risque, j’arrive à m’en sortir financièrement », confie Y.V.

Justin Mbailassem est l’un des rares jeunes qui monte la garde de 06 à 18h. Il est étudiant en troisième année. C’est un moyen, dit-il, pour soulager les parents qui sont dans le besoin. « Mes parents sont dans des conditions très difficiles et quand je suis arrivé au Cameroun j’étais recruté comme un garçon de ménage et on me payait 15.000 FCFA le mois et je n’arrivais même pas à bien bosser. J’ai décidé de laisser ce travail. Mais pas question de rester à la maison sans rien faire. C’est pourquoi je fais ce travail de vigile. Et je ne gagne pas moins de 35.000 FCFA le mois », précise-t-il.

Plusieurs sociétés de gardiennage au Cameroun particulièrement à Yaoundé et Douala emploient un nombre élevé d’étudiants. Certains ont été recrutés pour être contrôleurs.

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