L’entreprise calgarienne Carbon Engineering, basée en Colombie-Britannique, a été rachetée par la compagnie pétrolière américaine Occidental Petroleum pour 1,1 milliard de dollars américains.
Carbon Engineering est une pionnière dans l’utilisation de la technologie de capture directe de l’air pour éliminer le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère.
L’entreprise, dont le siège social est basé à Squamish, en Colombie-Britannique, deviendra ainsi une filiale à part entière d’Oxy Low Carbon Ventures, une société de la pétrolière Occidental, qui investit dans une série de nouvelles technologies de réduction des émissions de carbone.
Dans un communiqué, Daniel Friedmann, président-directeur général de Carbon Engineering, estime que l’accord avec Occidental permettra à l’entreprise d’améliorer considérablement sa capacité à poursuivre le développement de sa technologie, à travers notamment une commercialisation à grande échelle.
[Cette transaction] nous permettra d’accélérer notre mission de leader mondial dans le domaine de l’élimination à grande échelle du dioxyde de carbone de l’air et de faire progresser notre transition vers une société durable à zéro émission.
M. Friedmann souligne que le siège et les employés de l’entreprise resteront basés à son centre d’innovation à Squamish.
Fondée à Calgary par David Keith, professeur à Harvard, Carbon Engineering compte 150 employés. L’entreprise travaillait déjà depuis des années avec 1PointFive, une filiale d’Oxy, qui vise à commercialiser le déploiement à grande échelle de la technologie de capture, d’utilisation et de séquestration du carbone.
1PointFive utilise actuellement la technologie de Carbon Engineering pour lancer ce qui sera, selon elle, le plus grand projet de capture directe de l’air au monde. Il s’agit d’une usine en cours de construction dans le comté d’Ector, au Texas. Elle devrait permettre de capter jusqu’à 500 000 tonnes métriques de CO2 par an, avec une capacité pouvant aller jusqu’à 1 million de tonnes métriques par an.
Une technologie qui se démarque
Contrairement à la forme la plus courante de technologie, qui capte les émissions de carbone dans l’air à la source des cheminées industrielles pour les séquestrer sous terre, la technologie de captage direct de l’air élimine les émissions nocives de C02 directement dans l’air ambiant pour les stocker sous terre.
Ses défenseurs affirment qu’elle pourrait non seulement réduire les émissions actuelles de gaz à effet de serre, mais elle pourrait aussi commencer à éliminer les grandes quantités de CO2 émises dans le passé et qui restent piégées dans l’atmosphère terrestre.
1PointFive pense pouvoir déployer 70 installations de captage direct de l’air dans le monde d’ici à 2035, dans le cadre des scénarios actuels de conformité et de marché.
Bien que cette technologie soit très coûteuse, les politiques climatiques de plus en plus agressives menées par les gouvernements du monde entier rendent son déploiement plus réalisable.
Aux États-Unis, par exemple, la loi sur la réduction de l’inflation prévoit de généreuses subventions pour les projets de captage direct de l’air.
Au Canada, le gouvernement fédéral est en train de peaufiner les détails du crédit d’impôt qu’il a promis pour le carbone et le déploiement du captage direct de l’air.
La technologie de captage du carbone à grande échelle n’est toutefois pas une solution miracle pour atteindre les objectifs de neutralité fixés par le Canada, selon des experts et des groupes environnementalistes. Plusieurs doutent de son efficacité et de sa capacité à diminuer substantiellement les émissions de carbone dans les délais impartis.
Avec les informations de La Presse canadienne
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