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Les Jeux olympiques de 2024 ont été attribués à Paris, mais c’est bien tout un pays qui compte profiter de la fête. Un peu partout en France, des villes célèbrent leurs athlètes sélectionnés pour le plus grand rendez-vous de sport au monde et d’autres ambitionnent même de participer aux JO à leur façon, en accueillant des délégations en préparation dans leurs installations sportives.
Des judokas malgaches à Caudebec ?
C’est le cas de Caudebec-lès-Elbeuf, qui mise gros sur le potentiel du dojo du complexe sportif de la Villette, inauguré il y a seulement quelques années, pour accueillir des judokas. Une première touche prometteuse a eu lieu avec Madagascar, le samedi 23 décembre 2023, avec la visite de son ministre des sports, Haja André Resampa.
« Sur ce genre de dossier, tout est affaire de réseau, il faut connaître du monde », confie Emmanuel Foreau, adjoint au sport et à la vie associative de Caudebec. Le fait que le ministre malgache est d’origine normande et qu’il a des liens avec des personnalités caudebécaises ne peut que renforcer le travail de lobbying mené par la Ville.
« On s’est inscrit sur Terre de jeux 2024. On est référencé par rapport à notre équipement le plus adéquat : le dojo et la salle de musculation qui est juste à côté », resitue Emmanuel Foreau.
L’élu le sait très bien : impossible pour le complexe communal d’accueillir une très grande délégation, avec un contingent d’athlètes et un staff imposant. Mais en ce qui concerne les plus petites nations, en revanche, Caudebec a toutes ses chances.
« Nous, on se positionne plutôt sur de petites équipes. Beaucoup de pays africains, par exemple, n’ont pas encore trouvé leur salle », poursuit l’adjoint aux sports, qui y voit une façon noble « de rétablir l’égalité des chances en aidant les petites nations à se préparer ».
Des atouts à faire valoir
Des conditions idéales pour une petite nation du judo comme Madagascar, qui ne devrait pas avoir beaucoup d’athlètes qualifiés, mais qui misera gros sur son immense espoir, Laura Rasoanaivo. Celle qui fêtera ses 20 ans à la fin du mois, numéro une mondiale junior chez les moins de 70 kilos, représente une vraie chance de médaille pour son pays. Alors, forcément, les décideurs malgaches chercheront à la mettre dans les meilleures conditions possibles.
Selon Emmanuel Foreau, le complexe de Caudebec a tout pour plaire : « L’équipement est quasiment neuf, il y a tout sur place et la salle de musculation est juste à côté, on a un club de qualité pour proposer des sparring-partners et surtout on n’est qu’à 1 h 15 de Paris ! » Seule légère ombre au tableau, la Ville ne dispose pas de son propre hébergement pour accueillir une délégation. Mais l’élu assure que la municipalité pourra un jouer un rôle de « facilitateur » pour trouver la bonne structure.
Le 26 décembre, l’élu aux sports pense que Caudebec a fait bonne impression : « Je suis confiant, mais des fois entre les intentions et la réalité, il y a un écart ! » Si jamais ça ne se faisait pas avec Madagascar, la commune continuerait son travail de séduction lors d’autres rendez-vous, comme au prochain Tournoi de Paris, pour être sûre de ne pas voir le train partir sans elle. « On a vraiment envie de participer aux Jeux, on veut faire partie de l’aventure », conclut Emmanuel Foreau.
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