ce qui change pour votre carte bancaire

Incontournable, la carte bancaire est présente dans la quasi-totalité des portefeuilles des Français. Et vous l’avez peut-être constaté son design est en train de changer à vitesse grand « V ». Numéro en relief, bande magnétique, signature… de nombreux éléments ont disparu, ou vont disparaître dans les prochaines années.

Les jours sont comptés pour le numéro en relief

Traditionnellement, un numéro est inscrit en relief au recto des cartes bancaires. Cette combinaison de 16 chiffres permet d’identifier chaque carte de façon unique, afin de la différencier de toutes les autres cartes en circulation. Et pourtant, si vous avez changé de carte récemment, vous vous êtes aperçu de la disparition totale ou partielle de cet élément.

Toutes les banques en ligne ont déjà franchi le cap. Et les banques traditionnelles ne sont pas en reste, à l’image de La Banque Postale, de la Banque Populaire ou encore de la Caisse d’Épargne. Dans la plupart des cas, le numéro reste inscrit, mais sans relief, et il a parfois été transféré au dos de la carte. Certains acteurs sont allés plus loin, en supprimant purement et simplement ces chiffres, à l’instar d’Apple, avec sa carte crédit lancée en 2019.

Alors, pourquoi ces changements ? En réalité, le relief des 16 chiffres date d’une autre époque, où il fallait insérer sa carte bancaire dans un « sabot », qui permettait d’imprimer le numéro sur une facturette grâce à du papier carbone. Mais les sabots ont disparu depuis longtemps, laissant la place aux Terminaux de paiement électronique (TPE), et le relief n’a donc plus aucune utilité, comme le confirme Grégory Guermonprez, directeur de Fortuneo : « Il n’y a aucune différence en termes d’acceptation, le changement est absolument neutre ».

Signature et bande magnétique : encore un sursis

Le numéro à 16 chiffres n’est pas le seul qui pourrait disparaître des cartes bleues : la signature et la bande magnétique qui figurent au verso, pourraient également être supprimées dans les années à venir. En effet, ces deux éléments étaient nécessaires à l’arrivée des premiers TPE, dans les années 1970. Il fallait alors faire glisser sa carte dans une glissière qui lisait la carte magnétique, et enfin signer le reçu que le commerçant imprimait. Mais, en France, cette méthode de paiement a disparu.

« Il est étonnant que l’embossage [l’impression des chiffres en relief, N.D.L.R.], la piste magnétique et le bloc signature aient survécu aussi longtemps. Car, dans les faits, ils ne servent plus à rien », explique Vincent Mouret de chez Idemia, une société spécialisée dans les solutions d’identification. En réalité, seuls certains éléments restent indispensables, à commencer par la puce, le nom de l’émetteur et du porteur, le réseau (Visa ou MasterCard) et l’hologramme anti-contrefaçon.

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Si la modification du design des cartes bleues est liée aux évolutions de la technologie, elle tient aussi de la volonté des banques de moderniser un produit relativement ancien, comme le confirme Meggie Dauvilliers, chef de produit cartes à la Banque Postale : « Notre changement de logo [depuis mars 2022, N.D.L.R.] a été l’occasion de proposer des cartes au design plus épuré, plus moderne ».

Parmi les innovations les plus récentes, on notera notamment l’intégration d’un capteur d’empreintes sur certaines cartes bancaires haut de gamme, afin d’authentifier son paiement sans avoir à réaliser de code.

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