« C’est le feu ! » : l’ambassade de Côte d’Ivoire en fête pour la qualification en finale de la CAN 2024

Devant les grilles de l’ambassade, dans le XVIe arrondissement de Paris, une large affiche recouvre les grilles. Une invitation se joindre à la fête dans le « Village Akwaba ». Ouverte depuis le début de la Coupe d’Afrique des nations, l’Ambassade diffuse tous les matchs de la Côte d’Ivoire. Et cette demi-finale ne fera pas exception. À moins d’une heure du coup d’envoi, le rez-de-chaussée du bâtiment se remplit entre les quatre écrans qui diffusent l’autre demi-finale.

À chaque penalty des Nigérians, les supporters déjà présents encouragent les tireurs des Super Eagles. Habitué des lieux, Francis est serein. Le natif de Yamoussoukro prédit une victoire 2-1 des Éléphants. « Avec cette résurrection, c’est sûr qu’on va gagner la CAN contre le Nigeria », espère-t-il. Derrière lui, l’odeur des grillades, sur lesquels les bananes plantain se mélangent au poulet, réchauffe la pièce.

À mesure que la séance de tirs aux buts entre le Nigeria et l’Afrique du Sud se termine, les nouveaux arrivants peinent à se faire une place. « Cet événement nous permet de nous retrouver pour vivre le moment tous ensemble », salue Assan, qui attend de recevoir ses papiers pour retourner en Côte d’Ivoire. Les spectateurs, maillots aux couleurs ivoiriennes sur les épaules, s’entassent devant le projecteur de la salle principale. La diaspora ivoirienne est venue en masse pour soutenir son équipe en quête d’une qualification en finale.

La pression monte quand les premières notes de l’Abidjanaise résonnent – l’hymne de la Côte d’Ivoire. Les lumières s’éteignent et le spectacle commence.

« On est encore humble jusqu’à la fin du match », promet Jean-Marc avant le coup d’envoi. Le supporter de la CIV peine à contenir son corps dès les premiers débordements de Simon Adingra, le chouchou du public.

L’ailier de Brighton fait frissonner une nouvelle fois Jean-Marc et ses compatriotes à la 14e minute de jeu avant que l’écran ne se fige. « Tu veux un lien Telegram ou quoi », dit Jean-Marc, moqueur, au responsable technique. Le match se relance, mais dix minutes plus tard, les 22 acteurs se figent de nouveau sur le drap du projecteur. Inquiet de rater un but, Jean-Marc saisit son téléphone pour suivre le match. Au fur et à mesure que les minutes passent, plusieurs groupes se forment et retiennent leur souffle devant leur petit écran. Mais les Éléphants n’arrivent pas à concrétiser leur domination avant la pause alors que le projecteur se remet en marche avec quelques minutes de retard sur le direct.

Une affluence record

« On est toujours confiant, ils vont marquer, c’est sûr. Et puis on a Adingra, c’est notre Vinicius Ivoirien ». Présent pendant l’ouverture de la CAN à Abidjan, Jean-Marc a dû rentrer en France pour reprendre son travail, mais il n’a jamais arrêté de suivre les aventures des Éléphants. À la pause, un DJ fait transpirer les supporters qui exultent avant de se remettre dans leur bulle.

Une cinquième salle est installée à la hâte pour accueillir les plus de 680 personnes présentes ce soir, un record depuis le début du tournoi. La deuxième période démarre. À l’heure de jeu, Jean-Marc et ses amis explosent de joie quand Sébastien Haller ouvre le score. Chaque arrêt du gardien ivoirien est célébré comme un but jusqu’au coup de sifflet final.

La Côte d’Ivoire l’emporte et la liesse générale s’empare de l’ambassade. Les drapeaux ivoiriens flottent dans les airs et les bières tombent au sol. « C’est le feu ce soir ! C’est bon, la CAN reste au pays », affirme Jean-Marc avant de repartir danser, non loin de l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman, qui se joint aux festivités avec quelques pas de danse.

Dehors, le ballet des voitures traverse la foule, qui entonne une dernière fois l’Abidjanaise avant de se retrouver dans un espace plus grand Porte Dauphine, dimanche prochain, pour une soirée qui pourrait devenir historique pour tout un pays.

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