Chemins de fer au Burkina : Des manifestants exigent l’annulation de toutes les conventions avec Bolloré

Des manifestants ont une fois de plus battu le pavé dans la capitale burkinabè, Ouagadougou, ce samedi 26 mars 2020 pour dénoncer les 27 ans de gestion « macabre » du groupe Bolloré et sa filiale SITARAIL.

Selon Moutaga Traoré, président du syndicat des retraités du chemin de fer du Burkina Faso par ailleurs membre du consortium Burkina « 2050 », des contentieux judiciaires perdurent au sein de SITARAIL. En effet, explique-t-il « des travailleurs de SITARAIL ont été suspendus depuis novembre 2002 à l’issue de la crise ivoirienne par le patron Bolloré sans aucun motif. Et ce, jusqu’à leur départ à la retraite. Ceux qui sont admis à la retraite, precise t-il, la compagnie SITARAIL refuse de leur délivrer un document administratif pour faire valoir leur droit de pension. »


En plus de cela, il y a le projet du milliardaire français Bolloré de vendre ses actions dans SITARAIL à l’entreprise Italo-Suisse d’ici le 31 décembre 2022, a t-il fait savoir avant de s’interroger sur la légitimité de cette vente. Peut- on vendre une concession de service public ? s’interrogent certains avant de rappeler l’histoire coloniale de la construction du chemin de fer burkinabè.  » C’est dans la douleur, dans l’esclavage, dans l’effusion de sang que nos pères ont bâti ce chemin de fer. »


Le mot d’ordre de la marche allant de la gare ferroviaire à l’assemblée nationale (où un message d’interpellation a été remis au secrétaire général adjoint) passant par le rond-point de la bataille du rail, ces manifestants ont exigé l’annulation pure et simple de toutes les conventions liant l’État burkinabè à Bolloré. « Nous demandons l’annulation des conventions initiales de 2015, celles de concession révisée de 2016 et de tous les avenants au contrat car ces contrats sont inéquitables par rapport à la préservation des intérêts du peuple burkinabè » a déclaré la présidente du consortium Burkina » 2050″, Nestorine Sangaré

En rappel, les mêmes OSC avaient organisé une marche de protestation pour demander le départ du groupe logistique Bolloré du territoire burkinabè le 3 mars 2022.

Lefaso.net


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