Cherbourg-en-Cotentin. À mi-mandat, l’opposition à la majorité fait le point

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Frédérik Lequilbec, Sandrine Tarin, Guy Broquaire, Camille Margueritte et Eddy Saget, membres de l’opposition Le Cercle du Cotentin. (©Marie PINABEL)

L’opposition à la majorité de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) s’est récemment réunie à la permanence du Cercle du Cotentin pour établir son « point de mi-mandat ».

L’équipe présente s’est d’abord félicitée et réjouit de l’élection de Philippe Bas et Béatrice Gosselin au Sénat : « C’est une vraie satisfaction ».

Puis, la droite cherbourgeoise a rapidement mis l’accent sur ces trois années passées, « qui ont été très particulières, avec des élections perturbées liées au Covid-19, ainsi que la crise énergétique », a rapporté Frédérik Lequilbec.

Le coordinateur du groupe a souligné que « la vie municipale n’était pas la guérilla », mais qu’il fallait travailler et trouver des consensus avec la majorité.

Des inquiétudes

Sujet crucial lors de cet échange : le chantier du complexe sportif Chantereyne. Ce futur palais des sports, qui devrait voir le jour à la rentrée 2026, inquiète tant par son coût que son emplacement.

Celui qui devait d’abord être réhabilité sera finalement déconstruit et reconstruit, à Cherbourg. 

On le savait depuis une dizaine d’années que ce n’était pas rénovable… Ce qu’on proposait, nous, c’était un palais des sports à l’extérieur de Cherbourg, pas très loin, mais qui puisse bénéficier à plus de monde.

Guy Broquaire

L’opposition a mis l’accent sur la durée du trajet retour des futurs spectateurs qui habitent hors du centre-ville.

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Autre crainte de l’opposition qui se réalise : le coup de frein de l’investissement pour le théâtre de la Butte ou encore l’école Simone Veil.

Pour plus de sécurité

La sécurité dans le Cotentin était un autre point de tension lors de cet échange. « La ville est relativement apaisée, mais il se passe quand même des choses », a rapporté Eddy Saget, en évoquant la régularité des affaires de violences intrafamiliales.

L’ancien officier de la Marine nationale a pris l’exemple de Nantes (Loire-Atlantique), rapportant qu’au début des années 2000, elle « était la ville la plus sûre de France ». Mais, sans prévention, elle s’est dégradée. « À Cherbourg, il faut anticiper avec des actions de prévention, échanger, discuter », a ajouté Sandrine Tarin.

« Ce qu’on demande, c’est de doubler l’effectif des policiers municipaux », a souligné Eddy Saget. Le Cercle du Cotentin réclame par ailleurs des caméras de vidéo protection, notamment sur les axes routiers. « L’État prend conscience, investit et nous, on ne fait rien ! », regrette l’opposition.

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