Vicat accélère la cadence dans le domaine de l’impression 3D béton. Le dernier cimentier indépendant français (3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier) vient de lancer une marque spécifique, Lithosys. Vicat, qui s’est lancé dans la 3D à partir de 2017, entend commercialiser une gamme d’encres béton ad hoc mais aussi concevoir des objets destinés à être fabriqués par impression 3D, faire de l’impression pour le compte de tiers, et même vendre des systèmes d’impression, ayant développé sa propre technologie.
Ce programme a impliqué un investissement de « plusieurs millions d’euros », indique la directrice scientifique du groupe Laury Barnes-Davin. Vicat a notamment engagé deux millions, l’an dernier, dans la réalisation de sa première unité de production, installée sur l’un de ses sites de Chambéry.
Acteur majeur
« Notre ambition est de devenir un acteur majeur de l’impression 3D en France et à l’international, annonce le responsable de cette nouvelle activité, Olivier Martinage. L’impression 3D est une nouvelle révolution de notre secteur ». Tout un symbole pour l’entreprise familiale dont l’origine remonte à l’invention du ciment artificiel par Louis Vicat en 1817.
L’entreprise, qui a déjà fabriqué des pièces à la demande – elle est notamment partenaire d’un projet de colonisateur sous-marin artificiel -, est désormais également approchée comme fournisseur de système. « Notre vision n’est pas d’opérer tous les robots », explique Olivier Martinage, la technologie de Vicat pouvant intéresser aussi bien des groupes de BTP que des industriels spécialisés dans la préfabrication d’éléments de construction.
« Nous sommes convaincus qu’il y a un modèle économique », assure l’ingénieur chimiste de formation, alors que l’impression 3D génère, à ce stade, un surcoût. Cette technologie, adaptée pour faire du sur-mesure, permet de gagner en vitesse de fabrication, de renforcer la sécurité sur les chantiers, et de consommer beaucoup moins de béton.
« C’est un axe majeur de Vicat pour réduire son empreinte carbone », insiste Olivier Martinage, pour lequel l’impression 3D béton est « au croisement des transitions écologiques et numériques ». Chez les cimentiers, comme chez leurs clients constructeurs, le béton de moins en moins carboné est la grande quête du moment.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.