Cinq autres personnalités haïtiennes interdites d’entrée aux USA

Le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a annoncé vendredi que cinq nouvelles personnalités haïtiennes allaient être frappées de restriction de visa américain pour avoir soutenu la violence des gangs en Haïti.

Les concernés, dont les noms n’ont pas encore été communiqués, seront interdites d’entrée sur le territoire des Etats-Unis, a indiqué le chef de la diplomatie américaine dans un tweet.

« Je suis en train de prendre des mesures pour imposer des restrictions de visa à cinq autres personnes qui ont soutenu la violence des gangs en Haïti, les rendant généralement inéligibles à l’entrée aux États-Unis », a écrit l’officiel américain sur X.

Dans son annonce, Blinken a soutenu que « nous [les Américains] continuerons de demander des comptes aux responsables haïtiens qui fomentent la violence et l’instabilité et sapent la démocratie ».

Cette annonce est faite alors que se tient, en ce moment, la 78e édition de l’Assemblée générale des Nations Unis, à New York. Ce vendredi, le Premier ministre haïtien, Ariel Henry, devrait prendre la parole devant l’Assemblée.

Parmi les points qui devraient être abordés par le chef du gouvernement haïtien devant les Nations Unis aujourd’hui, figure la très brulante question de l’envoi prochain d’une mission multinationale dirigée par le Kenya en vue d’aider à rétablir la sécurité en Haïti, en proie à la violence des gangs armés.

Plus tôt ce vendredi, Anthony Blinken soutenait aussi, sur Twitter, que « les besoins d’Haïti en matière de sécurité restent urgents et nécessitent un soutien international solide. »

« Aujourd’hui, nous avons réuni nos partenaires à l’Assemblée générale de l’ONU pour soutenir la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, qui aidera le peuple haïtien à rétablir la sécurité et la stabilité », a fait savoir Blinken.

Cette position de Blinken sur la mission kényane rejoint celle soutenue plus tôt cette semaine par le président Joe Biden, qui estimait que le peuple haïtien ne pouvait plus attendre.

« Le peuple d’Haïti ne peut pas attendre plus longtemps», a insisté le président américain à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.

Depuis plus d’un an, Ariel Henry demande l’envoi d’une force multinationale en Haïti en vue d’y matter les gangs armés qui y sévissent. Cette requête est largement soutenue par les Etats-Unis et le secrétaire général des Nations Unis, Antonio Guterres. 

Plus de 2400 personnes ont été tuées dans les violences armées depuis le début de l’année, d’après l’ONU. Les bandits contrôlent la majeur partie de la capitale haïtienne et rendent difficiles d’accès de nombreuses routes essentielles.

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