Clarisse Agbégnénou s’est endormie avec la Patrouille de France lors d’un vol d’essai

14-JUILLET – Voler dans un Alphajet est un privilège qui comprend également quelques désavantages. Clarisse Agbégnénou en a fait les frais. La judokate français a en effet eu la chance de s’envoler avec la Patrouille de France lors d’un vol entraînement pour préparer le défilé du 14-Juillet.

Double médaillée d’or olympique en 2020, la championne a été embarquée par la Patrouille de France au-dessus du bassin d’Arcachon, comme le montrent des reportages de France 2 et du Parisien ce vendredi 14 juillet. Une première expérience forcément marquante avec les voltigeurs de l’Armée de l’air.

Pourtant, ce vol magnifique au-dessus de la Dune du Pilat a posé quelques problèmes de sommeil à la championne olympique, pourtant habituée aux sensations fortes dans sa discipline sportive. En plein vol et jute après une phase dite de « combat », la judokate de 30 ans s’est littéralement mise à somnoler à bord d’un Alphajet lancé à toute allure. « Allez on va prendre un peu de facteur de charge. On est à 6 g. Là on est à 920 km/h », avait prévenu quelques instants plus tôt le pilote.

« C’est normal que ça me donne envie de dormir ? », tente alors de répondre Clarisse Agbégnénou avant de sombrer dans un sommeil de quelques secondes.

« Ça écrase, j’ai sommeil. On dirait qu’on m’a mis un coup de massue », a d’ailleurs confié Clarisse Agbégnénou une fois revenue sur la terre ferme.

Une réaction normale

Mais si la championne de judo a somnolé aussi facilement, c’est tout à fait normal. Une sensation qui est notamment due à la force d’accélération (G), évoqué par le pilote dans la vidéo.

Avec « 6 g », comme c’était le cas pour Clarisse Agbégnénou, la force d’accélération fait subir au corps humain un facteur de charge très important et surtout inhabituel pour une personne non initiée et constamment soumise à la pesanteur terrestre.

« Dès qu’un pilote de voltige va accélérer, la force G fait que le sang va descendre encore plus vers le bas du corps. Le cœur va donc devoir travailler encore plus pour faire remonter le sang au niveau du cerveau. S’il n’y parvient pas, ça va perturber l’approvisionnement en oxygène du cerveau et le système auditif et la vision du pilote seront alors troublés », explique notamment le docteur en physiologie des environnements extrêmes, Fabrice Joulia, auprès du magazine RedBull, spécialisé dans les disciplines de sport extrême.

C’est pour cette raison que la sportive, malgré une condition physique parfaite, a tourné de l’œil quelques secondes lors de la forte accélération du pilote. Une expérience et des instructions que Clarisse Agbégnénou a pu mettre en application après ce vol d’essai lors du défilé du 14-Juillet, où elle a accompagné un pilote de la Patrouille de France dans le cockpit, comme on peut le voir dans vidéo de France 2 ci-dessous.

Cette année, Anne-Claire Coudray, présentatrice du JT le week-end sur TF1 s’est également essayée à cette expérience rare pour des civils. Et l’an passé, c’est Emmanuel Macron qui s’était pris au jeu en embarquant pour un vol nettement moins en amont du défilé du 14 juillet 2022. Une première pour un président français.

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