Voilà 23 ans que cet indicateur sert de juge de paix dans la compétition mondiale qui oppose les universités pour attirer les étudiants. A ce petit jeu, la France fait plus que consolider ses positions dans le millésime 2023 du classement de Shanghai paru ce mardi, tandis que la Chine continue sa montée en puissance.
Le nombre d’établissements français dans le Top 500 s’est accru et notre champion national – Paris Saclay – a grignoté une place dans la hiérarchie, selon ce palmarès établi par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy sur la base d’une demi-douzaine d’indicateurs. «Avec 27 universités représentées, le classement de Shanghai met à l’honneur l’excellence française», s’est félicité le chef de l’Etat Emmanuel Macron sur X (ex-Twitter).
Domination américaine
Le classement reste outrageusement dominé par les Etats-Unis, qui placent 8 universités dans le top 10 et monopolisent les trois places du podium – avec Harvard, Stanford et le MIT. Tout juste sont-ils titillés par la Grande-Bretagne qui place 2 représentants dans les dix premiers.
Derrière ces mastodontes, Paris Saclay confirme sa place de premier représentant de l’Europe continentale, à la 15e place. L’établissement – qui regroupe entre autres Paris-Sud, AgroParisTech et Centrale Supélec – gagne même un rang par rapport à l’an dernier. Au final, la France est la seule nation avec la Suisse à se glisser dans le Top 20, chasse gardée des Américains (15 établissements) et des Britanniques (trois).
Pour le reste, l’Hexagone conserve 4 représentants dans les 100 premiers, ce qui le place au 6e rang mondial, à égalité avec l’Allemagne et la Suisse. Ceux-ci connaissent des fortunes diverses: Paris Sciences & Lettres demeure le deuxième établissement français le mieux placé (41e), mais perd un rang en un an. L’Université de la Sorbonne émarge au 46e rang (11 places en moins en deux ans), tandis que l’Université de Paris – issue du rapprochement de Paris-Descartes (Paris-V) et Paris-Diderot (Paris-VII) – bondit à la 68e place (78e l’an dernier).
Budget en hausse
Au delà, la France voit son quota dans le Top 500 grossir à 18, contre 16 l’an dernier. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau a aussi souligné dans un communiqué «l’évolution remarquable de l’université Côte d’Azur (+200 pour atteindre la tranche 301-400)», ainsi que «l’entrée pour la première fois dans le classement de l’université de Poitiers».
Durant le premier quinquennat Macron, la politique de regroupement d’universités pour les rendre plus visibles avait permis une percée dans le classement de Shanghai. Pour la suite, une loi de programmation sur les années 2021-2030 est censée alimenter la dynamique, mais elle est jugée nettement insuffisante par nombre d’acteurs du secteur. L’an prochain, le budget du ministère doit augmenter d’un milliard d’euros, à 31,6 milliards.
Si on élargit la focale, ce classement de Shanghai confirme la montée en puissance de la Chine. Celle-ci réussit même à devancer pour la première fois les Etats-Unis au nombre d’universités dans le top 1000 (101 contre 187). Ces derniers continuent toutefois de dominer sans partage le Top 100 (38 établissements classés, contre 10 pour la Chine, 8 pour la Grande-Bretagne, 7 pour l’Australie et 5 pour le Canada).
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