Colombie : la recherche de la paix doit passer par le dialogue

Monsieur le Président,

Je remercie le représentant spécial du Secrétaire général Carlos Ruiz Massieu et Mme Salcedo López pour leurs présentations. Je salue aussi la présence aujourd’hui du Ministre des Affaires étrangères de Colombie.

Monsieur le Président,

La recherche de la paix doit passer par le dialogue. C’est pourquoi nous saluons la conclusion le 9 juin d’un accord sur un cessez le feu national de six mois entre le gouvernement colombien et l’armée de libération nationale. Nous espérons que cette première étape permettra d’aboutir à un cessez-le-feu durable.

La France salue les efforts déployés par les autorités colombiennes pour parvenir à d’autres cessez-le-feu avec plusieurs groupes armés, en particulier avec le groupe FARC-EMC. Nous soutenons la demande de la Colombie d’une extension du mandat de la Mission des Nations Unies afin de surveiller et d’appuyer la mise en œuvre de ces différents engagements.

Cela est essentiel pour faire reculer la violence qui reste particulièrement inquiétante à l’approche des élections locales d’octobre prochain. En dépit des progrès, les garanties de sécurité demeurent insuffisantes pour les anciens combattants, les défenseurs des droits de l’Homme et la société civile.

Monsieur le Président,

L’adoption au Congrès du plan de développement national est positive. La France salue l’engagement du gouvernement et les récentes initiatives prises en matière de réforme rurale et d’accès à la terre, en particulier la création d’une nouvelle juridiction agraire.

La France salue également la priorité donnée à la mise en œuvre du chapitre ethnique de l’accord de paix. Nous encourageons le gouvernement à poursuivre sur cette voie afin d’offrir de nouvelles opportunités socio-économiques viables aux populations qui ont souffert du conflit et continuent de subir la violence des groupes armés et criminels.

La France salue aussi les progrès constants accomplis par la juridiction spéciale pour la paix et condamne fermement les menaces formulées à l’encontre des magistrats colombiens. Les premières peines restauratives ouvriront un nouveau chapitre sur le chemin de la réconciliation.

Monsieur le Président,

En conclusion, l’accord de paix est un acquis historique et la Colombie, par sa volonté de construire la paix dans le dialogue, est un exemple pour la communauté internationale. Nous soutenons les autorités colombiennes dans leurs efforts pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix et dans les discussions ouvertes dans le cadre de la politique de paix totale. Certes, il reste du chemin à parcourir, mais la Colombie est sur la bonne voie et la France se tient prête à lui apporter tout son appui.

Je vous remercie./.

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