Colonies de vacances : un pont entre divertissement et éducation

Les colonies de vacances, dont la toute première date de 1882 en France, ont connu leur âge d’or dans les années 1960, avec 4 millions de jeunes accueillis. Sur l’année 2022, près d’un million de départs en colonie ont été comptabilisés en France. Bien que ces chiffres démontrent une certaine baisse, ces lieux se réinventent continuellement pour répondre aux goûts de chacun. « Après les années 1990, certains ont tenté de rajeunir l’image des colonies mais ça a eu l’effet inverse« , indique Quentin Joste, fondateur et membre de l’association Wakanga. En effet, les séjours étant toujours plus originaux, ils impliquent un coût parfois trop important pour les familles. 

 

 

La colonie, un lieu d’éducation 

 

Par la force des choses, « tous les animateurs sont éducateurs« , affirme Marie Jauffret, directrice des colonies adaptées au centre de vacances Notre-Dame de Perseigne. Au cours des séjours, tout est mis en œuvre pour que les enfants apprennent le vivre ensemble, la mixité et le partage. « On prépare de grands jeux et spectacles tous ensemble« , détaille la directrice, avant de préciser que les jeunes participent aussi aux tâches quotidiennes. 

 

Passer les vacances en colonie permet aux enfants de vivre autre chose. « Tous les enfants ont besoin à un moment de quitter leur environnement habituel pour découvrir de nouvelles choses« , estime Quentin Joste. Les colonies proposent souvent des activités en plein air, en lien avec la nature, permettant de couper avec un quotidien surconnecté. « On fait en sorte que les enfants tissent des liens avec l’environnement dans lequel ils sont« , indique-t-il. 

 

 

Un véritable travail d’organisation 

 

« Encadrer une colonie est loin d’être de tout repos« , confie Quentin Joste. Avant le début de la saison, une très grande préparation est nécessaire, notamment au niveau de l’alimentation, des couchages ou encore des activités. « Un séjour de 10 jours aura été préparé des semaines à l’avance« , explique le fondateur de Wakanga. De plus, durant les séjours, les personnes en charge d’une colonie ont à charge des dizaines d’enfants, dont la bonne santé et la sécurité doivent être assurées. 

 

 

Plonger dans l’inconnu

 

Passer une semaine ou deux loin de sa famille n’est pas facile pour tous les enfants. « C’est comme plonger dans l’inconnu« , estime Quentin Joste, lequel insiste sur la nécessité de proposer ce genre de séjour à l’enfant lorsqu’il est prêt afin de garantir des vacances sereines. Aujourd’hui encore, de nombreux parents témoignent de leur vécu difficile en colonie et ont du mal à y laisser leurs enfants. 

 

Mais l’objectif est vraiment de « créer des souvenirs qui marquent pour longtemps, dans la bienveillance« , affirme Marie Jauffret. Le centre de vacances Notre-Dame de Perseigne, qui est la plus ancienne colonie de vacances française, fête ses 100 ans cette année et souhaite valoriser les talents des ses colons. Parmi les actuels encadrants, une bonne partie d’entre eux ont eux-mêmes été colons avant de prendre la relève et d’accueillir les nouvelles générations.

 

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