Parvenir à infliger aux triples champions du monde leur première défaite dans un match de poule et sur un écart record, ça ne laisse évidemment personne indifférent. Mais les difficultés éprouvées par les Bleus en première mi-temps notamment, ont aussi soulevé des doutes sur leur capacité à remporter la compétition.
« Cette soirée d’ouverture a démontré combien il serait difficile de battre les Bleus portés par leur public en feu », estime The Irish Times. En revanche, le Sunday Times fait la moue. « Les Français vont peut-être se planter devant le miroir en se disant que leurs excellents résultats à la maison suffiront à leur passer la ligne d’arrivée en tête. C’est faux », soutient ce dimanche Stuart Barnes l’ancien demi d’ouverture. Il faut analyser la performance et ignorer le résultat. C’est la seule façon raisonnable d’aborder la suite pour un prétendant à la victoire. L’équipe de France a été comme une Angleterre améliorée dans sa façon de s’accrocher à son plan de jeu sans inspiration. Mais faire autant d’erreurs et infliger une défaite de 14 points à la Nouvelle-Zélande, on peut comprendre que la France soit satisfaite d’elle-même malgré la plus ordinaire des performances. »
« La France peut oser rêver les yeux ouverts »
A contrario du Sunday Times qui égratigne en passant Antoine Dupont « qui n’a pas su se libérer de la hargne d’Aaron Smith, le meilleur des deux demis de mêlée », The Daily Telegraph s’enthousiasme pour la métamorphose des Bleus sous la direction de Fabien Galthié. « La discipline, l’organisation, la rationalité, ce n’est pas un triptyque que l’on associe historiquement avec le rugby français. Des artistes aristocratiques, fournisseurs de l’intangible « french flair », sans doute. Mais des soldats disciplinés, non. Et pourtant, vendredi soir nous avons eu la preuve de cette transformation. L’équipe de France est parvenue à redéfinir son identité, à associer joie de vivre et pragmatisme. »
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