En réunissant 1.200 invités samedi après-midi au Grimaldi Forum, l’International University of Monaco (IUM) a clôturé l’année 2023 avec sa traditionnelle graduation ceremony.
Un rendez-vous qui permet de remettre – en public et devant leurs familles – leurs diplômes aux étudiants ayant bouclé les trois années du premier cursus (bachelor) ou les cinq années de niveau de master.
La cuvée, cette saison, compte 300 nouveaux lauréats, « ce qui nous permet de dépasser largement les 4.000 diplômés depuis la création de l’école en 1986 », se réjouit le directeur de l’établissement, Jean-Philippe Muller.
L’ambition de travailler en Principauté
« Nous sommes désormais dans une nouvelle ère, avec plus de 300 nouveaux diplômés chaque année, bientôt 350 par an étant donné les volumes importants de nouveaux étudiants. Au rythme de ces dernières années, nous aurons 8.000 diplômés dans dix ans. » Cette évolution exponentielle de la business school made in Monaco – notamment sur sa dernière décennie – traduit aussi un nouveau phénomène.
L’IUM devenant pourvoyeur important de nouveaux talents sur le marché professionnel de la Principauté.
« Nous réalisons chaque année une enquête d’insertion auprès d’anciens étudiants trois ans après l’obtention de leurs diplômes et une donnée intéressante apparaît cette année », souligne Jean-Philippe Muller. « Sur le nombre d’élèves ayant obtenu leur bachelor en 2020, 44% travaillent aujourd’hui à Monaco. La dynamique s’amplifie et le pourcentage augmente, un pourcentage de surcroît qui s’applique à de plus gros volumes. Aujourd’hui, nous fournissons des talents, des compétences pour le développement économique de la Principauté. Et c’est important car beaucoup de jeunes qui nous rejoignent ici ambitionnent ensuite de travailler en Principauté. Cela se réalise de plus en plus, j’en suis ravi. »
Un phénomène visible aussi au niveau du Master où 38% des ex-étudiants en Master Luxe et 37% des masters en Finance ont trouvé une opportunité de travail en Principauté une fois leur diplôme en poche.
« Des Monégasques de cœur dans le monde »
Pour le reste, l’IUM cultive toujours sa diversité. Cette année, la promotion de diplômés compte 50 nationalités différentes. Et beaucoup rentrent ensuite dans leur pays, fort de leur expérience monégasque. « Nos étudiants ont tendance à devenir nos ambassadeurs », admet le patron de l’IUM. « Nous travaillons d’ailleurs avec le MEB à les relier à la Principauté, qu’on puisse continuer à les avoir pour interlocuteurs. Ils restent des Monégasques de cœur. »
Un lien affectif qui peut être utile aussi pour favoriser le business. En ce sens, l’International University of Monaco commence à structurer son fichier d’une génération d’anciens devenus des professionnels de haut niveau, dans différents secteurs.
« Nous entendons organiser leur influence au service des étudiants d’aujourd’hui et de notre école. Ce réseau permet de se connaître, de se donner des opportunités. C’est aussi un facteur d’attractivité pour nos établissements où l’immense majorité des étudiants listent leur volonté de vivre l’expérience monégasque comme premier critère pour nous rejoindre. La plupart du temps, c’est le bouche-à-oreille qui leur a fait connaître l’IUM. »
Là encore, l’université tend à asseoir une facette nouvelle pour la Principauté, connue à l’international pour d’autres atours que d’être un campus universitaire. Force est de constater que la destination attire aujourd’hui une population étudiante. Mais la croissance ne se fera pas au détriment de l’esprit de l’école.
« Nous tenons à garder notre échelle humaine. Même si l’on grandit, nous restons une petite unité par rapport à nos concurrents dans le monde. Notre défi pour le futur est de maintenir cette croissance tout en conservant la qualité académique, l’encadrement des étudiants et la diversité internationale. »
La filière sport a le vent en poupe
L’école espère aussi progresser sur ses formations secondaires. Seuls 25% des diplômés du bachelor après trois années d’études poursuivent leur cursus par un Master à Monaco. Certains choisissent de travailler directement; d’autres de se former ailleurs. Ou bien de rentrer dans leur pays.
« Pour autant, nous considérons que notre vrai label de fabrication, ce sont les étudiants qui sortent de nos Masters emblématiques que sont les formations autour du luxe, de la finance et du management du sport. »
Signe des temps, à noter, cette année, cette formation de deux ans à la gestion du domaine du sportif est passée devant, en nombre d’étudiants, l’historique Master Finance. La preuve sûrement que Monaco, avec ses grands événements sportifs, est l’endroit propice pour étudier cette matière.
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