Connaissez-vous le Monaco Private Label, ce club privé lancé il y a 15 ans pour attirer les investisseurs en Principauté? On vous explique

C’est un club qui compte 2.250 membres et quelque 149 nationalités. Dont 1.930 qui résident à l’international et 320 qui ont posé bagage en Principauté. Ces chiffres, ce sont ceux du Monaco Private Label (MPL). Un club privé lancé en 2009 par Michel Bouquier sous le contrôle du gouvernement princier et de la cellule attractivité, créée l’an dernier.

Son rôle? Promouvoir Monaco à travers le monde en attirant une élite d’entrepreneurs et d’investisseurs. Ces derniers, de par leur activité, sont les piliers de l’économie monégasque. C’est la raison pour laquelle la Principauté mène une politique d’attractivité « indispensable et déterminante pour consolider le modèle économique monégasque », a souligné le ministre d’État Pierre Dartout, en conférence de presse ce lundi. Qui souhaite faire de ce MPL « un des instruments privilégiés pour la mise en œuvre de cette politique d’attractivité. »

Ambassadeurs et consuls comme recruteurs

Car l’atout de Monaco, c’est bien de « savoir attirer des touristes, des investisseurs, des salariés et des résidents qui viennent pour travailler, investir, dépenser et gagner de l’argent », poursuit Pierre Dartout. Et force est de constater que ce vivier est une richesse que Monaco doit pouvoir exploiter. « On s’est rendu compte qu’on avait la chance d’avoir une communauté de résidents et d’investisseurs exceptionnelle, abonde Frédéric Genta, délégué interministériel à l’Attractivité et à la Transition numérique. Ces gens-là ont une vraie envie d’aider Monaco par leurs investissements, leurs réseaux, leurs contributions philanthropiques. Ils sont un atout énorme et aujourd’hui il fallait une structure dédiée pour qu’ils contribuent plus à la Principauté. » Tout cela dans des secteurs chers à la Principauté tels que l’immobilier, le yachting, les activités financières et bancaires sans oublier le tourisme.

Mais concrètement, comment « vendre » la Principauté à des personnes qui sont éparpillées un peu partout dans le monde? Tout simplement grâce aux ambassadeurs et consuls qui sont eux aussi répartis dans les quatre coins de la planète et qui font un travail de « détection » de profils qui entrent en adéquation avec le MPL.

Attirer, retenir et impliquer

Autre dilemme, celui de la séduction. Comment est-ce qu’on attire des tels investisseurs et surtout, comment est-ce qu’on les retient? Le mode opératoire du MPL repose sur trois temps : attirer, retenir et impliquer. Attirer en faisant en sorte que les personnes que Monaco souhaite faire venir connaissent la Principauté. Grâce à son réseau de membres implantés sur les cinq continents qui parleront en positif du pays.

Retenir ces plus de 320 membres résidents monégasques par des évènements, des conférences qui devraient être plus nombreux en 2024 (lire ci-dessous).

Et enfin impliquer en faisant jouer un rôle de porte-parole aux membres. Par exemple un Norvégien saura attirer d’autres Norvégiens, selon Frédéric Genta. Même chose pour un investisseur et ainsi de suite. « Ces gens-là sont une caisse de résonance », se réjouit le délégué interministériel. Qui voit ainsi ses membres faire grandir le cercle du MPL.

Quant à la sélection, car qui dit club dit critères d’entrée, il faut avoir « un attachement à la Principauté, être une personne recommandable, de bonne moralité et éthique » pour faire partie du Monaco Private Label. Mais aucune demande financière assure Chloé Boscagli-Leclercq.

Chloé Boscagli-Leclerc nommée directrice du Monaco Private Label

Tout juste arrivée à la tête de l’organisation, Chloé Boscagli-Leclercq entend insuffler un nouvel élan au MPL qui fête cette année ses 15 ans.

Et l’un de ses premiers objectifs est de renforcer le lien entre le MPL et la Principauté en augmentant le nombre de résidents monégasques, passant de 10 à 20% du nombre total de membres. 40 nouvelles personnes ont d’ores et déjà adhéré au club depuis juillet 2023.

L’autre priorité sera de renforcer un sentiment « d’appartenance ».

Avec toujours plus d’évènements et de conférences « sur des thématiques d’intérêts comme le développement durable, l’intelligence artificielle ».

Il est également question d’évènements privés lors de rendez-vous majeurs tels que le Grand Prix de Monaco, le Rolex Monte-Carlo Masters ou encore le Jumping de Monte-Carlo pour ne citer qu’eux.

De quelques-uns par an, le nombre de ces évènements devrait passer à une vingtaine en 2024, a assuré Chloé Boscagli-Leclercq. Outre Monaco, des rendez-vous devraient également avoir lieu à l’international.

Chloé Boscagli-Leclercq entend insuffler un nouvel élan au MPL. Photo Archives Jean-François Ottonello.

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