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C’est un lien qui s’ajoute entre Évreux et le Bénin, en plus de la coopération décentralisée entre Évreux et la ville béninoise de Djougou. Cette fois, c’est une ébroïcienne qui est portée à la tête de la diplomatie béninoise à Paris. Corinne Amori Brunet, née d’un père français et d’une mère béninoise, a été nommée, le 12 juillet dernier, ambassadrice du Bénin près de la France. Après une dizaine d’années dans le développement et la transformation durables appliqués au business et à la finance, celle qui se considère comme un véritable « touche-à-tout » apportera désormais son expérience et son expertise aux échanges bilatéraux entre Cotonou et Paris. Elle a déjà sa petite idée sur ce que doivent être les relations entre la France et l’Afrique. « Ce dont je suis convaincue aujourd’hui, c’est qu’il faut oublier le passé et être capable de regarder demain et avoir une vision prospective des échanges, des collaborations et des partenariats qui sont possibles », a fait valoir Corinne Amori Brunet dans une interview accordée au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères lors du 28e sommet France-Afrique qui s’est déroulé le 8 octobre 2021 à Montpellier.
Carrière brillante
C’est au lycée Aristide-Briand d’Évreux que Corinne Amori Brunet décroche son bac en 2002, avant de poursuivre d’excellentes études supérieures à Paris puis à Londres. Titulaire d’un master en gestion des affaires internationales à INSEEC, une école de commerce londonienne, elle est aussi diplômée de l’université Paris-Est Créteil où elle a obtenu une licence en administration et commerce international. Un parcours brillant qui lui ouvrira les portes d’une carrière remarquable. Ancienne directrice de la stratégie et finance de Novethic, du groupe Caisse des dépôts, la nouvelle diplomate de 39 ans a également dirigé la stratégie de développement durable et de la RSE du groupe Publicis, une importante multinationale française.
La franco- 100 % béninoise
Si, au pays du vaudou, le patronyme de la nouvelle recrue de sa diplomatie peut susciter des brouillaminis sur son lien avec le pays, le patriotisme de la Franco-Béninoise ne fait pas l’objet de débat. Béninoise et panafricaine assumée, elle a plusieurs fois représenté le Bénin sur la scène internationale, notamment à l’édition 2021 de Young Leaders, un programme de la French-African Foundation et, la même année, au sommet France-Afrique où elle faisait partie de la jeune délégation béninoise. Mieux, pour ses proches, « elle se sent plus béninoise que française », avoue son père Jean-Pierre Brunet. Et pour cela, la coopération Évreux-Djougou y est pour quelque chose.

Cette alliance œuvre, depuis trente-quatre ans, à l’amélioration des conditions de vie des habitants du Djougou. Malgré ses innombrables expéditions au Bénin, Claude Bance, ancien animateur de l’association, se souvient bien de la « petite fille enthousiaste » qu’il avait accompagnée avec d’autres enfants d’Évreux, il y a une vingtaine d’années, lors d’un séjour d’élèves au Bénin. C’était la première fois que Corinne Brunet retrouvait ses racines béninoises. En plus de sa profonde attache pour ce pays, cette nomination au poste d’ambassadrice lui assigne officiellement d’accomplir et d’allier sa vocation – sa quête d’impact – et son engagement en faveur de son pays. Corinne Brunet présentera dans les mois à venir ses lettres de créance à la présidence française.
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