Dans un article, le magazine panafricain Jeune Afrique fait un décryptage de la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire avec le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance Zoro Bi Ballo et met en parallèle l’implication de la justice qui est soupçonnée de fois de servir l’intérêt des malversations.
Avec le ministre Épiphane Zoro Bi Ballo, de la Promotion de la bonne gouvernance, le magazine panafricain Jeune Afrique revient sur la stratégie et les mesures mises en place pour tenter d’endiguer la corruption.
« Beaucoup d’efforts ont été fournis pour recruter des magistrats avec de plus en plus de formations spécifiques, y compris sur la question de la transparence et de la lutte contre la corruption. Et des réformes ont été menées », affirme-t-il. Ainsi le ministre souligne que le ministère dont il a la charge est acteur prenant des actions sur le terrain.
« À chaque signalement, nous menons nous-mêmes des opérations de vérification. Jusqu’à présent, 76 missions ont été réalisées, 19 fonctionnaires et agents de l’État ont été suspendus ou révoqués, et une quarantaine d’agents de police ont été traduits devant le tribunal militaire », poursuit le ministre.
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Poursuivant, Jeune Afrique indique que le fléau de la corruption qui n’épargne aucun secteur, le ministre a souligné l’attente de la population pour ce programme anti anticorruption.« Il se dit pleinement conscient des énormes attentes de ses concitoyens et les encourage à dénoncer les faits de corruption en leur promettant l’anonymat », souligne-t-il avant de signifier que le ministère est la pierre angulaire et l’atout anticorruption du Président Alassane Ouattara avec plusieurs affaires résolues à son actif. Les actions du ministère de la Promotion de la bonne gouvernance commencent en effet à produire des premiers résultats encourageants.
« Depuis sa mise en place, en juillet 2022, jusqu’à janvier 2023, 519 cas de corruption ont été signalés, pour la plupart dans les secteurs de la défense et de la sécurité (avec de nombreux cas de racket routier), de l’habitat et de la construction, ainsi que de la santé», a dit le média.
Pour rappel, la Côte d’Ivoire accueillera à la mi-juin 2023, le forum de l’Alliance internationale anticorruption de la Banque mondiale (dont c’est la première édition en Afrique), progresse d’un point, de 2021 à 2022, dans le rapport annuel sur l’indice de perception de la corruption (IPC) publié par Transparency International : elle gagne ainsi six places au classement mondial, pour passer du 105e au 99e rang sur 180 pays étudiés.
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Par ailleurs, en partenariat avec le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le ministère travaille au développement d’une politique de protection des lanceurs d’alerte. Depuis sa nomination comme ministre de la Promotion de la bonne gouvernance en avril 2021, l’ancien magistrat multiplie les mesures pour tenter d’endiguer la corruption.
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