Côte d’Ivoire : Le congrès du PDCI suspendu sur décision de justice

Le 8è congrès extraordinaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui devait se tenir ce samedi 16 décembre, a été suspendu par une ordonnance de la justice ivoirienne sur plaintes de deux militants.

Ce sont 6.000 congressistes qui devaient se rendre ce matin au palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire pour élire le nouveau président du parti. Deux candidats sont officiellement en lice pour la présidence du parti : Tidjane Thiam, petit neveu d’Houphouët Boigny, et Jean Marc Yacé, neveu de l’ancien président du Conseil économique et social Philippe Grégoire Yacé.

Les congressistes et militants n’ont pas eu accès au site qui est sous contrôle des forces de l’ordre. Les salles aménagées sont restées vides. Même décor à la maison du Parti du PDCI où l’accès a été interdit aux militants. Dans la décision de justice consultée auprès de certains militants, deux membres du bureau politique du PDCI, Mathieu Ourah de la section de Yopougon Gesco-manutention et Christophe Blesson de la section Yopougon Saint-Pierre, s’opposent au processus électoral conduit par le président intérimaire du parti, Philippe Cowppli-Boni. 

Le congrès jugé opaque par ces plaignants 

« Le comité électoral n’a produit aucun document pouvant attester l’éligibilité des candidats retenus… », expliquent ceux-ci. Avant de juger ce système très opaque, qui pourrait conduire à des troubles. Ils demandent de ce fait à la justice la suspension et le report du Congrès.

Isac Adi, le directeur de campagne du candidat Maurice Kakou Guikahué , vice-président du PDCI et secrétaire exécutif en chef soutient que son candidat (entre temps déclaré hors course par les instances du parti) n’est ni de près, ni de loin impliqué dans cette situation. « Face à cette situation, des personnes ont vite fait d’attribuer cet état de fait au professeur Kakou Guikahué, ce sont des allégations », argue-t-il.

Les deux candidats, Tidjane Thiam et Jean Marc Yacé ont juste, de leur côté, appelé leur militant au calme et à rester galvanisés. « Je reste candidat », clame l’ancien patron de Crédit Suisse.Issouf Kamagaté

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