La chaine de télévision NCI a dans son émission « Les Femmes d’Ici », ouvert lucarne sur Williams Pregnon. Le jeune homme s’est présenté comme étant orphelin de père et de mère et dit avoir été handicapé après avoir reçu des éclats d’obus. Cependant, une de ses tantes qui a vu ses vidéos a affirmé qu’il raconte des contre vérité a décidé de recadrer les choses.
Version de Williams Pregnon
« J’étais dans la commune d’Abobo en 2011, quand la crise est arrivée. Des obus sont venus tomber dans ma cour. Je suis orphelin de père et de mère. Actuellement je réside dans la rue. Je n’ai ni où dormir où aller. J’ai des frères et sœurs mais quand la guerre est arrivée, nous nous sommes tous dispersés.
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Papa ne vit pas, maman non plus et je me retrouve maintenant dans la rue. Et dans la rue si tu n’as rien à faire, tu es obligé de rentrer dans des choses que tu n’as pas demandées. Parce que tu n’as pas de boulot pour satisfaire tes petits besoins. Donc tu es obligé de voler, tu es obligé d’agresser les gens. Mais moi je ne veux pas faire cela.
Partout où j’allais les gens me refusaient vu mon handicap. On disait des choses de moi que je ne faisais pas. Quand je passe dans un coin on dit que je suis un voleur. Or moi seul savait ce m’était arrivé pour que je sois ainsi. C’est la guerre qui a fait cela. Des obus sont tombés dans ma cour. Tous ceux qui y étaient sont morts. C’est moi seul qui suis sorti vivant. J’ai fait 45 jours de coma au CHU de Cocody (…), a raconté Williams Pregnon à NCI.
A la suite de la diffusion de la vidéo de Williams Pregnon, des personnes de bonnes volontés ont décidé de lui venir en aide. Notamment Hassan Hayek. Celui-ci à la suite de certaines réaction d’internautes a voulu en savoir davantage sur l’histoire racontée par le jeune homme. « Au petit j’ai posé plusieurs questions et il n’a pas voulu répondre. L’histoire qu’il raconte est à moitié vraie et à moitié fausse », a déclaré Hassan Hayek dans sa vidéo qu’il a faite sur le sujet. Ainsi, a-t-il contacté une dame qui dit être la tante du jeune. Celle-ci a décidé de recadrer les choses.
Réaction de la tante
« Je voudrais souligner une chose par rapport à Williams Pregnon. Il est vrai que sa vidéo a touché beaucoup de personnes. J’ai vu des gens en pleurs et cela m’a fait mal. Il est vrai que son père ne vit plus mais, sa mère vit. Elle est à Abobo. J’ai appelé sa sœur qui est Abidjan, je lui ai demandé ce qui se passe. Elle a dit que l’enfant ne veut plus rester à la maison.
Quand il est là il fait n’importe quoi et il a quitté la maison. Sa mère se trouve à Abobo dans une maison de trois chambres avec un salon. Il ne veut pas y rester, il veut rester dans la rue. Il ne vole, on l’arrête, il fume la drogue. Qu’il arrête de dire qu’il n’a personne dans sa vie. Nous sommes là.
Sa grand-mère maternelle et mon père sont du même père et de la même mère. Ce n’est pas quelque chose que je vais inventer. Je le connais, c’est un enfant que j’ai élevé. J’ai même élevé sa grande sœur. Qu’il arrête de mentir pour dire qu’il n’a personne dans sa vie. Effectivement en 2002, il y a eu la guerre. Nous sommes de Tabou.
Il y avait les assaillants qui venaient et le MI-24 est venu d’Abidjan pour libérer la zone. Ils ont bombardé là où il était avec sa grand-mère. Celle-ci est décédée sur le champ et lui a reçu des éclats d’obus sur le bras et dans le ventre. C’est chez nous au village et pas à Abobo comme il le dit. Il ment quand il dit qu’ils étaient onze personnes et que dix sont mortes et qu’il est resté seul. Il ne savait rien parce qu’il avait trois ou quatre ans. C’est nous qui lui avons raconté ce qui s’est passé.
Il n’a pas fait 45 jours dans le coma. Après le bombardement, les militaires français qui passaient l’ont pris dans la brousse et l’ont emmené à l’hôpital de San Pedro. C’est là-bas qu’ils l’ont réanimé. Je crois qu’il a fait une semaine ou 10 jours ils ont cousu son ventre, ils y ont mis ses intestins. C’est ainsi que mon père paix à son âme, l’a fait venir lui et sa mère à Abidjan.
Quand il a commencé à grandir il ne voulait plus rester à la maison. Il volait et ne voulait plus partir à l’école. Nous avons demandé une prise en charge pour faire l’opération de son bras. En ce moment il avait quitté la maison, on ne le voyait plus. Comme sa mère n’est pas sur les réseaux sociaux, elle ne sait pas ce qui se passe. C’est moi qui ai appelé sa grande sœur afin qu’elle lui dise d’arrêter ce qu’il fait (…)
Prince Beganssou
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