Dans quel état d’esprit êtes-vous: la prudence avec le maintien en Groupe II ou l’ambition et le Groupe I?
La première étape, c’est cette victoire contre le Paraguay pour se maintenir. Je regarde à court terme et la première chose c’est de gagner cette rencontre. Valentin [Vacherot, dans nos colonnes le dimanche 21 janvier, N.D.L.R.] porte ses espoirs sur le Groupe I parce qu’on a une équipe qui n’a jamais été aussi forte. On n’a jamais eu dans la Fédération monégasque de tennis une équipe capable de jouer les premiers rôles comme celle-ci.
Est-ce que ce succès des joueurs monégasques change quelque chose pour vous?
On doit jouer avec notre succès. Nos quatre joueurs jouent sur le plan international donc on doit faire en fonction de chacun. On ne peut pas faire d’entraînements d’équipe avant la rencontre parce qu’on a Hugo Nys qui est encore à Melbourne [à l’Open d’Australie, au moment de cette interview, N.D.L.R.]. Romain Arneodo, on ne savait pas une semaine avant s’il allait se rendre directement sur place. Il ne voulait pas forcément faire Australie-Europe-Amérique du Sud. Et on a Valentin, après ses victoires en Thaïlande, qui est venu se reposer à Monaco.
Comment jugez-vous le début de saison de chacun?
Hugo donne de grands espoirs pour refaire la grande saison 2023 qu’il a fait. Il joue au meilleur niveau mondial. Au 1er tour de l’Open d’Australie, Romain s’est incliné contre une paire italienne qui a battu Roger-Vasselin et Mahut, donc ils ont perdu contre une très bonne équipe. Valentin a gagné deux tournois Challenger mais c’était sur du dur donc il y aura une adaptation sur terre battue pour la rencontre. Lucas Catarina se prépare pour la rencontre face au Paraguay. Il n’a pas fait de tournoi mais il a fait une grosse préparation hivernale.
Vous partez favoris mais c’est une rencontre à l’extérieur dans des conditions difficiles face à une équipe fougueuse…
Il faut être prêt. Chaque rencontre a ses spécificités. Quand on parle du Paraguay, il me revient toujours cette rencontre face à la France en 1985 où Pecci avait battu Noah avec une foule en délire. Cela avait marqué les esprits de tout le monde parce qu’il y avait presque eu une émeute dans l’enceinte. Comme tous les pays d’Amérique du Sud, c’est un pays à forte génétique tennistique.
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