Coupe de France : les Girondins de Bordeaux passent près de l’exploit face à l’OGC Nice (2-3)

Championnat ou coupe de France, c’est souvent la même musique cette saison aux Girondins de Bordeaux. Malgré un vrai bon match, ils prennent la porte en 16e de finale face à l’OGC Nice (2-3) ce samedi au Matmut Atlantique. Une nouvelle fois, les Marine et Blanc ont craqué en raison d’un manque de concentration au retour des vestiaires et juste après être revenus une première fois au score. Ils auront eu le mérite de se battre jusqu’au bout en réduisant deux fois le score par Livolant et Weissbeck.

A la hauteur de l’adversaire

« Il y a toujours des regrets quand tu perds, avoue Alberth Riera. En revanche, je suis aussi content de la manière avec laquelle on a fini le match. C’est impossible de tenir cette intensité pendant 90 minutes mais on l’a fait contre une équipe qui adore le ballon et qui t’attire. Nice a pris 11 buts en 18 matchs, on leur en a mis deux. On a frappé 15 fois, eux 20 fois. » Et c’est vrai que les joueurs de l’entraîneur espagnol des Girondins de Bordeaux ont tenu tête aux Aiglons jusqu’à la dernière seconde. Ils ont même parfois fait plus que jeu égal avec le deuxième de la Ligue 1. Une vraie satisfaction au vu de la saison des Marine et Blanc.

« Il y a beaucoup de satisfaction après ce match. On est très contents, on a tout donné. Après, c’est frustrant d’être éliminés car on a montré de bonnes choses, mais je pense que c’est plutôt de bon augure pour la suite. On était conquérants, on a défendu et attaqué ensemble, on a su faire le dos rond quand il le fallait », ajoute Gaëtan Weissbeck. Le milieu de terrain bordelais a d’ailleurs été à l’image de son équipe sur ce match : bien meilleur que d’habitude. Dans un poste de numéro 8 avec plus liberté et moins de pressing, il a beaucoup couru avec un nombre important de ballons touchés. Sa belle frappe du droit pour ramener son équipe à 3 à 2 est venu récompenser son match.

Valenciennes, déjà dans toutes les têtes

Reste que pour réaliser l’exploit, il aurait fallu faire le match parfait. Et ça, ce n’est pas possible quand vous avez des sautes de concentration. Comme à Auxerre lundi dernier, les Girondins ont encaissé un nouveau but au retour des vestiaires sur un penalty provoqué par une faute bête de Vital Nsimba. « Il faut être plus concentrés au retour de mi-temps et quand on marque les buts, car on a failli en encaisser un autre quand on revient à 3-2 », explique le défenseur bordelais, fautif sur cette action. En effet, les Marine et Blanc ont aussi craqué quelques secondes seulement après être revenus une première fois à 2 à 1 : « On doit prendre moins de buts, et moins rapidement. À 2-1, on sent que le stade s’enflamme et qu’on peut les accrocher mais on prend le troisième. Il faut qu’on soit plus solides », regrette Gaëtan Weissbeck.

Maintenant, il n’est pas question de s’apitoyer sur son sort ou de tomber sur certains après cette nouvelle défaite. Il va surtout falloir passer très vite à autre chose. « Mardi, c’est le match le plus important. C’était la parenthèse de la Coupe, elle se referme car on est éliminés, mais le plus important reste le championnat où il faut faire une série », rappelle Vital Nsimba. Et ça commence par ne pas se manquer face à Valenciennes, la lanterne rouge de la Ligue 2 au Matmut Atlantique. La victoire sera obligatoire pour des Girondins toujours 15e du championnat et très loin de leur objectif au moment de débuter la phase retour. « J’ai la sensation que les joueurs pensent qu’on peut gagner tous les matchs jusqu’à la fin de la saison en jouant de cette manière », lance Albert Riera. Peu importe la manière car ce sont les points qui comptent plus que tout aujourd’hui pour les Marine et Blanc.

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