Coupe du monde de Football féminin : les Grenadières d’Haïti

Les Grenadières participent à la première Coupe du monde de leur histoire. Une nation entraînée par un Français, Nicolas Delépine, ancien coach de l’équipe féminine de Grenoble. Elles jouent leur dernier match de poule aujourd’hui à 13 h contre le Danemark, après déjà deux défaites, elles ont, c’est vrai, très peu de chances de se qualifier pour la suite de la compétition. Mais finalement, ce n’est pas forcément le plus important car cette présence est déjà un exploit pour ce pays caribéen situé à environ 10 h d’avion de la France et 53ᵉ au classement FIFA chez les femmes.

Les joueuses de l’équipe nationale s’entraînent dans des conditions très particulières

Haïti et ses 11 millions d’habitants font face à une terrible crise humanitaire, politique, sécuritaire où des gangs font régner la terreur. Crise provoquée notamment par plusieurs catastrophes naturelles, dont le tremblement de terre de 2010 qui a fait au moins 280 000 morts. Résultat pratiquement toutes les joueuses vivent loin d’Haïti et plus de la moitié jouent en France. Et tous les rassemblements se font dans d’autres pays, notamment en République Dominicaine, mais aussi en Turquie et au Portugal et d’ailleurs, en mars, dans une interview au magazine spécialisé SoFoot, l’entraîneur Nicolas Delepine le confiait : plus d’un an après son arrivée, il n’a été qu’une seule fois à Haïti. Et encore, il n’est même pas sorti de l’aéroport de Port-au-Prince.

Malgré tout, elles sont très attachées à leur pays

Notamment Melchie Dumornay qui, à 19 ans, est déjà la star de son équipe. Même si c’est impossible pour l’instant de rentrer à Haïti, la milieu de terrain a toujours porté sa fierté de porter le maillot de son pays. Et de cette douloureuse situation elle veut en faire une force. Elle souhaite aussi être une source d’inspiration pour la jeunesse.

Le seul objectif fixé par Haïti dans ce Mondial est de sortir des poules. C’est mal parti. Les Grenadières sont obligées de gagner aujourd’hui pour avoir encore un infime espoir. Mais comme le dit leur entraîneur, plus les montagnes sont grandes, plus les défis sont grands, plus les victoires sont belles.


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