Coupe du monde de rugby: Nouvelle-Zélande, l’inépuisable magie noire

Qui aurait misé un seul dollar sur les Néo-Zélandais au soir du 8 septembre quand, sans que les Français ne soient extraordinaires, les joueurs d’Ian Foster rentraient aux vestiaires avec une claque (13-29) dans la besace?

Deuxièmes de la poule A et obligés de batailler avec leur bête noire (et meilleure nation du monde), l’Irlande, en quart de finale.

La 9e demi-finale de leur histoire

Un calvaire qui allait forcément pousser les hommes en Noir vers une élimination en quart pour la deuxième fois de leur histoire (après 2007)?

C’était mal connaître les insubmersibles All Blacks qui, que le vent soit de dos ou de face, finissent toujours par relever le col, une fois les matchs couperet et la Coupe du monde venus.

Saignants, tranchants, les hommes de Sam Cane ont donc renversé le XV du Trèfle et, ainsi, poinçonné leur ticket pour la 9e demi-finale de leur histoire (ce soir à 21 heures à Saint-Denis).

Comment un tel changement de visage, pour une sélection qui comptait « seulement » 30 victoires en 43 matchs depuis 2019? La magie noire, pour des Blacks qui rugissent à nouveau.

Et, pêle-mêle, voici les raisons de leur retour au sommet: ils affichent le meilleur taux de réussite au plaquage des quatre demi-finalistes (87%), ils dominent les courses avec le ballon (131,8 par match), les franchissements (14) ou encore les défenseurs battus (35,6).

Si on ajoute que les trois fois où ils ont rencontré l’Argentine en Coupe du monde, ils ont terminé… champions du monde, voilà comment la Nouvelle-Zélande est redevenue l’épouvantail de ce Mondial.

« Ce match (contre l’Argentine), c’est une finale. C’est vraiment une finale, insistait Ian Foster. En quart, on avait appliqué le concept du “ce soir ou jamais », et la même chose vaut pour celui-ci. » 

Ça avait plus que fonctionné contre l’Irlande. Les Sud-Américains savent à quoi s’attendre.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.