Crise au Sénégal : le président Macky Sall annonce une loi d’amnistie générale

Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé, lundi 26 février, un projet de loi d’amnistie des faits survenus au cours des troubles traversés par son pays depuis trois ans.
En pleine crise autour du report de la présidentielle, prévue le 25 février, le chef de l’État a avancé que « cela permettra de pacifier l’espace politique ».

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Le Sénégal face à une crise inédite

Il prône une « réconciliation nationale ». Le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé, lundi 26 février, au cœur d’une grave crise autour du report de la présidentielle, qui était initialement prévue le 25 février, un projet de loi d’amnistie générale pour les faits liés aux troubles connus par son pays depuis 2021. 

« Dans un esprit de réconciliation nationale, je saisirai l’Assemblée nationale dès ce mercredi en Conseil des ministres d’un projet de loi d’amnistie générale sur les faits se rapportant aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 », a-t-il expliqué à l’ouverture de concertations à Diamniadio, près de Dakar, pour s’accorder sur une nouvelle date. « Cela permettra de pacifier l’espace politique, de raffermir davantage notre cohésion nationale », a-t-il dit.

Des centaines de personnes ont été arrêtées et poursuivies sous différents chefs depuis 2021. Parmi elles figurent des personnalités politiques de premier plan, dont l’opposant antisystème Ousmane Sonko, au centre de l’agitation, et son second Bassirou Diomaye Faye, candidat à la présidentielle. Différents acteurs ont cependant refusé une telle loi d’amnistie de crainte qu’elle n’efface les actes reprochés à des responsables gouvernementaux ou sécuritaires. 

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Le chef de l’État sénégalais, qui a confirmé son engagement à quitter la présidence à la date officielle de son mandat, le 2 avril, a affirmé son souhait d’organiser la présidentielle d’ici à juin-juillet, alors qu’un vaste front la réclame avant.

« Ma volonté et mon vœu le plus cher est de faire tenir l’élection présidentielle dans les meilleurs délais et ceci avant l’hivernage (la saison des pluies, ndlr) prochain, et dans la paix », a-t-il réaffirmé à cette occasion. « En convoquant ce dialogue, je n’ai qu’un seul souci : trouver un consensus sur la date de la prochaine élection présidentielle afin que le scrutin se déroule dans les meilleures conditions. »


Y.R. avec AFP

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