Le Premier ministre haïtien, Ariel Henry, a accepté lundi 11 mars de quitter ses fonctions, a annoncé le président de la Communauté des Caraïbes (Caricom), lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’une réunion d’urgence en Jamaïque sur la crise en Haïti.
“Nous prenons acte de la démission du Premier ministre Ariel Henry”, a déclaré Mohamed Irfaan Ali, président du Guyana et de la Caricom, en annonçant “un accord de gouvernance transitoire ouvrant la voie à une transition pacifique du pouvoir”.
La démission du chef du gouvernement “non élu” survient “après des semaines de pressions croissantes et de hausse de la violence dans le pays”, contextualise la BBC.
Réunion d’urgence en Jamaïque
L’ancien policier devenu chef de gang Jimmy Chérizier, alias “Barbecue”, avait mis en garde la semaine dernière contre “une guerre civile qui se terminera par un génocide” si le Premier ministre Ariel Henry, “très impopulaire”, ne démissionnait pas, rappelle CNN.
La crise sécuritaire qui secoue Haïti depuis plus d’une semaine a fait l’objet d’une réunion d’urgence, lundi, en Jamaïque, rapporte Le Nouvelliste.
Celle-ci avait été convoquée par la Communauté des Caraïbes (Caricom) “pour discuter de la situation critique” qui y règne, et plus particulièrement “aborder les questions de sécurité, de stabilisation et de fourniture d’aide humanitaire”, écrit Radio Métropole. Des représentants des États-Unis, de la France, du Canada et de l’ONU avaient été conviés.
Washington va fournir 133 millions de dollars supplémentaires
S’exprimant depuis Kingston, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a, lui, annoncé lundi que les États-Unis fourniraient 133 millions de dollars supplémentaires pour le pays – 100 millions pour une force multinationale de sécurité soutenue par les Nations unies, et 33 millions pour l’aide humanitaire, détaille le New York Times. Ce qui porte le soutien total de Washington à 333 millions de dollars.
“On ne sait toujours pas quand la mission de sécurité sera déployée”, remarque toutefois CNN. Le ministre kényan de l’Intérieur, Kithure Kindiki, a déclaré plus tôt lundi que les troupes kényanes étaient actuellement en phase de “pré-déploiement”.
Les responsables américains ont “appelé à l’accélération du déploiement d’une telle force pour aider à stabiliser la situation volatile” en Haïti, où le gouvernement a instauré l’état d’urgence après “le basculement dans la violence” de la capitale, Port-au-Prince, “à la suite d’attaques de gangs hautement coordonnées”, rappelle la chaîne américaine.
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