Dans la presse – Guerre en Ukraine : quand « l’Amérique s’interroge sur le soutien à Kiev »

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Haïti en proie au chaos et à la loi des gangs. Libération livre un dossier exclusif sur les maux de ce petit pays des Caraïbes, sans État, sans président depuis que Jovenel Moïse a été assassiné en juillet 2021. Sa population est livrée à la violence de groupes armés qui contrôlent une partie du territoire et de 80 % de la capitale. « À Port-au-Prince, la mort violente est toujours là à rôder, dans les rues, dans les écoles, dans les maisons […]. L’émoi international […] a disparu depuis longtemps », décrit Libération. Pour l’heure, aucune intervention internationale n’est envisagée. La dernière mission de l’ONU, entre 2004 et 2017, avait viré au fiasco : de nombreux civils avaient péri lors de raids anti-gangs et des accusations de violence sexuelle avaient été émises à l’encontre des Casques bleus.

 

D’après Libération, la guerre des gangs en Haïti aurait fait plus de victimes civiles sur l’île, depuis janvier 2023, qu’en Ukraine. Actuellement, les forces ukrainiennes peinent à percer des lignes russes dans l’Est du pays, ce qui fait douter une partie de l’opinion américaine. Le Figaro cite un sondage de CNN, où 55 % des personnes interrogées souhaitent l’arrêt de l’aide militaire américaine vers l’Ukraine, la majorité étant issue des rangs républicains. Au total, Washington a envoyé 113 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine, qui enregistre encore peu d’avancées face à une résistance de l’armée russe plus forte que prévue. Le Washington Post résume la situation en une phrase : « Pas d’impasse mais pas d’avancée non plus ». La guerre sera « longue » et se « poursuivra probablement l’année prochaine », prévient l’administration Biden. Autant dire une éternité pour certains. Pour François Kersaudy, historien français, l’Occident doit « apprendre la patience et à être plus endurant », énonce-t-il dans le quotidien belge Le Soir. Il faudra peut-être, annonce-t-il, « attendre la chute de Vladimir Poutine pour espérer une modification des événements ». 

 

« Le baiser qui secoue l’Espagne », titre Le Figaro. Après la victoire de la Roja en Coupe du monde féminine de football, le président de la Fédération espagnole, Luis Rubiales, avait embrassé la capitaine, Jenni Hermoso, lors de la remise du trophée. Tollé en Espagne, rappelle El Pais, où les mouvements féministes réclament sa tête. Lui refuse de démissionner, contre toute attente, malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire et sa suspension provisoire par la FIFA. Lundi soir, retournement de situation lorsque la Fédération espagnole a demandé la tête de son président alors qu’elle menaçait de se retirer de toutes les instances internationales de football. Pour La Razon, cette affaire n’est qu’un prétexte politique pour détourner l’attention des citoyens. « Si le geste est répréhensible », écrit le journal, « son instrumentalisation par des lobbys féministes extrémistes est disproportionnée ». « Cela sert surtout au Premier ministre, Pedro Sanchez, de ne pas parler de son action gouvernementale ».

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