Début mars, la chaleur se dissipe un peu partout au Mexique. La saison des pluies approche, les soirées sont plus fraîches. Lucie (le prénom a été modifié), une Française d’une vingtaine d’années originaire des Alpes, arrivée début 2022, aime toujours autant ce pays grand comme quatre fois la France. Ses plages paradisiaques, sa douceur de vivre, ses maisons jaunes, rouges, vertes, qui affichent les couleurs des vacances toute l’année… Le Mexique, d’une beauté enivrante, cache aussi des dangers bien réels.
Si le pays est l’une des quatre destinations lointaines les plus prisées par les touristes et les expatriés français, il occupe aussi, en 2022, le quatrième rang des pays les plus criminels du monde, derrière la République démocratique du Congo, la Colombie et le Myanmar (Birmanie), selon le rapport de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée.
Les chiffres sont sans appel : dans cet État qui compte deux fois plus d’habitants que la France (127 millions contre 68 millions), les autorités ont enregistré près de 31 000 homicides (moins de 950 en France) en 2022, auxquels s’ajoutent 947 féminicides (112 en France), près de 10 350 extorsions, plus de 530 enlèvements et 200 000 vols avec violence.
Bien consciente de cette forte criminalité et des risques de vols et d’agressions, la jeune femme fait toujours très attention aux lieux qu’elle fréquente et aux gens avec qui elle sort. Celle qui a décroché ici le job de ses rêves à environ six heures de route de la capitale Mexico raconte, encore traumatisée : « Un soir, il y a quelques semaines, je suis allée boire un verre avec des amis très proches, que je connais bien. Puis, d’un coup, sans savoir pourquoi ni comment j’étais arrivée là, je me suis réveillée chez moi. Je ne pouvais plus bouger, j’étais paralysée. Je n’ai vu que l’homme allongé à mes côtés : un copain mexicain. Puis j’ai à nouveau perdu connaissance. »
Quand, quelques heures plus tard, elle émerge pour de bon, seule dans son lit, elle ne comprend pas vraiment ce qui s’est passé, mais elle sait que c’est grave. Hantée par cette expérience, elle se confie quelques jours plus tard à son employeur, lui aussi français. Il l’oriente aussitôt vers les policiers du service de sécurité intérieure (SSI) de l’ambassade de France à Mexico, qui prennent l’affaire en main.
Entre 95 et 98 % des crimes restent « non résolus »
Ce service méconnu joue un rôle décisif dans la protection des Français à l’étranger. Au total, 76 unités employant quelque 300 gendarmes ou policiers, veillent sur nos compatriotes dans 154 pays, de la Suisse au Niger en passant par l’Australie ou le Suriname. Rattachées aux ambassades, placées sous l’égide de la Direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS), elles constituent le second réseau de police internationale au monde, après celui des États-Unis.
À chaque SSI ses problématiques, selon les pays : trafic de drogue, blanchiment d’argent, enlèvements, terrorisme… Mais, partout, les principales missions restent le secours aux ressortissants français, la coopération avec les autorités locales et « l’analyse sécuritaire » de la zone.
Lucie leur relate les faits. « Parler a été un soulagement, je me suis sentie moins seule. » Les deux policiers du SSI l’encouragent à porter plainte, l’aident à trouver un avocat francophone, l’incitent à se soumettre à des prélèvements gynécologiques et toxicologiques, et à récupérer les vidéos des caméras de surveillance de sa résidence privée. « Ici, toute action en justice est particulièrement lente et compliquée. Les officiers français m’accompagnent à chaque étape. Sans eux, j’aurais sûrement déjà baissé les bras. » En quelques semaines, les preuves s’accumulent, irréfutables : Lucie a été droguée et violée.
Son agresseur, clairement identifié, devrait être prochainement interpellé par la police mexicaine. L’enquête progresse vite, fait plutôt rare dans ce pays où règne l’impunité. Entre 95 et 98 % des crimes restent « non résolus » et la corruption fait des ravages dans les rangs de la police et de la justice, même si le gouvernement s’est attelé, depuis plusieurs années, à endiguer le phénomène. Nul doute que la présence des policiers français aux côtés de la jeune femme a poussé le procureur et les policiers locaux à faire preuve d’un peu plus de réactivité. Une sorte de pression non officielle, mais manifestement efficace.
Un « super-flic » passé par la Turquie à l’époque de Daech
Le 13 mars, nous pénétrons dans les locaux de ce service peu ordinaire, situé tout en haut de l’ambassade de France de Mexico, à Polanco, quartier chic de l’ouest de la capitale. Il est strictement protégé par des portes blindées et un système d’accès par badges sécurisés. Depuis leurs bureaux avec vue sur la ville, les deux attachés de sécurité intérieure (ASI), oreille collée au téléphone et yeux rivés sur l’écran d’ordinateur, jonglent entre les demandes diplomatiques et les appels de ressortissants en détresse. Toutefois, leurs pouvoirs ne sont pas du tout aussi étendus qu’en France, où ils mènent les enquêtes sur le terrain, rassemblent les preuves et interpellent les malfrats.
« Les autorités et les lois locales mexicaines restent souveraines et nous ne sommes pas habilités à exercer ici nos prérogatives d’officiers de police judiciaire », précise le commissaire Frédéric Le Pollozec, en charge du SSI à Mexico, qui couvre cinq pays : le Mexique, le Belize, le Honduras, le Salvador et le Guatemala. Avant d’arriver en Amérique latine, ce « super-flic » a été ASI en Turquie quand les soldats de Daech tentaient de gagner la Syrie, puis commissaire à Menton, dans les Alpes-Maritimes, au moment de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016. Son adjoint, qui souhaite garder l’anonymat, a lui aussi un CV bien rempli. Ex-opérateur de la Brigade de recherche et d’intervention, il a également passé des années au célèbre 36, quai des Orfèvres, courant après certains des meurtriers les plus recherchés.
« Nous formons aujourd’hui une sorte de courroie de transmission entre les services de justice et de police français et les autorités locales », précisent les deux hommes, qui ont troqué leur gilet pare-balles pour un costume-cravate plus chic. « Nous sommes à la fois diplomates, experts dans les domaines de la sécurité et de la justice, magistrats de liaison avec la France et représentants de la direction de la sécurité civile, en cas de catastrophe naturelle. »
Sans l’afficher ouvertement, les deux policiers font aussi office d’agents du renseignement, collectant auprès de leurs multiples contacts des informations qu’ils compilent sous forme de notes sur la sécurité, les trafics (drogue, êtres humains ou encore espèces protégées), les criminels… Ils tissent leur toile pour mieux cerner les réalités du pays et avertir, en France, les autorités compétentes.
Ce sont encore eux qui classent les zones où l’on peut voyager en toute sécurité et les lieux à proscrire. Ils rédigent les fameux « conseils aux voyageurs » distillés sur le site du ministère des Affaires étrangères, « mais trop rarement lus », déplorent-ils. Surtout, en cas de grabuge, les ASI sont les premiers points de contact avec la police et la justice françaises pour tout ressortissant en difficulté, qu’il soit victime ou auteur d’infractions.
De faux enlèvements pour toucher des rançons
Le consulat de France, qui reste le principal interlocuteur pour les ressortissants rencontrant certaines galères – perte ou vol de passeport, rapatriement… –, n’hésite jamais à saisir les ASI pour les faits les plus graves. « Localiser les victimes, prévenir leurs proches, identifier les suspects… En général, tout se joue dans l’heure qui suit l’événement, explique Vincent Perrin, le consul général de France à Mexico. Il faut aller très vite, et les autorités mexicaines sont tenues de nous prévenir dès qu’il arrive quelque chose à un Français. »
Près de 40 000 de nos concitoyens résident actuellement au Mexique, dont 3 000 étudiants. Et, chaque année, plus de 300 000 touristes français y voyagent, les deux tiers se contentant d’arpenter les plages les plus prisées des États du Quintana Roo – telles Cancun, Playa del Carmen ou Tulum – et du Yucatan. De ces paradis de sable blanc, les policiers français ne connaissent que le pire.
« Au total, depuis 2020, nous déplorons 30 décès – naturels, accidentels ou criminels – de ressortissants français dans le pays », ajoute Vincent Perrin. En cas d’accidents de la route, première cause de mortalité au Mexique, les policiers tentent de récupérer les constats, rapatrier les corps, identifier les blessés… Par ailleurs, durant les six derniers mois, le consulat a saisi les ASI pour 24 menaces, 19 agressions non létales, 4 agressions sexuelles et 18 rétentions, sans compter les affaires de soustractions d’enfants lors de divorces entre Français et Mexicains.
Les enlèvements virtuels ont aussi le vent en poupe, notamment dans les États les plus touristiques. Le principe est simple : les bandits, souvent de mèche avec les hôtels, attendent que les touristes partent en excursion et n’aient plus de réseau téléphonique. Ils envoient alors aux proches restés en France de faux avis d’enlèvement. Ils leur réclament une rançon, payable immédiatement. La plupart du temps, les victimes, terrorisées, s’exécutent. Et quand leurs amis, parents ou enfants rentrent de leur escapade, il est trop tard pour récupérer l’argent.
Dernière affaire gravissime et hautement médiatisée, la disparition puis la découverte, en novembre dernier, des corps d’un couple originaire du Pays basque, Assya Madjour et Michel Amado, qui gérait des hébergements touristiques dans le Yucatan. Le 6 novembre, deux hommes de 34 et 41 ans, soupçonnés du double homicide, ont été arrêtés par la police mexicaine. L’enquête, suivie par les ASI, est encore en cours.
Dans les ordinateurs sécurisés du binôme de policiers se cachent enfin les « cold cases ». « Nous suivons au total une cinquantaine de dossiers graves non clôturés », commente Frédéric Le Pollozec. Comme celui de Baptiste Lormand, 45 ans, propriétaire d’un restaurant au cœur de Mexico, assassiné avec son associé en 2020 pour quelques bouteilles d’alcool de valeur. Ou d’un Français installé au Guatemala, retrouvé mort, la même année, dans sa ferme avec deux balles dans le corps, décès pour lequel la police locale avait étonnamment conclu à un suicide.
Aucun quartier n’est jamais vraiment sûr
Le pays compte plus de 13 millions d’armes en circulation – 10 % de sa population en détient de manière illégale. « La vie, ici, ne vaut rien, expliquent deux dirigeants d’une entreprise de sécurité privée locale, de passage dans les bureaux du SSI. Pour 500 pesos (environ 25 euros), il est possible de mandater un tueur à gages. » Les criminels usent de tous les moyens pour gagner de l’argent ou préserver leur business : ils s’en prennent aux enfants, kidnappent, menacent, torturent…
« Plus de 80 cartels de narcotrafiquants sévissent dans le pays, mais il y a aussi la délinquance ordinaire, déjà ultra-violente », ajoutent les deux associés. Le pays entier est classé en zone jaune, orange ou rouge, les ressortissants français l’oublient trop souvent : aucun quartier ni secteur n’est jamais vraiment sûr. En résumé, même si le soleil brille toute l’année et que cette ambiance paraît sereine, n’importe qui peut se faire braquer à main armée pour un iPhone, un sac à main ou une montre, même à Polanco, le quartier des ambassades, pourtant réputé comme l’un des plus sûrs du pays.
Le lendemain, c’est jour de diplomatie pour les ASI. Dans leurs bureaux défilent les officiels, de tous pays, installés au Mexique. Nouer des liens, gagner la confiance, échanger les petits services et les informations utiles est au cœur de leur mission. Des civilités protocolaires qui se révéleront essentielles en cas de crise majeure, pour gagner du temps et se faufiler dans les méandres de l’administration mexicaine, souvent tentaculaire. Ici, une rencontre informelle avec des agents de la DEA, l’agence fédérale antidrogue américaine. Là, un café avec les chercheurs de la mission française d’anthropologie au Centre d’études mexicaines et centraméricaines…
Puis c’est au tour du commissaire divisionnaire José Carlos Castillo, conseiller de sécurité de l’ambassade d’Espagne, de faire son entrée. Un homme rompu au trafic de drogue et aux assassinats. « Avec plus de 200 000 ressortissants déclarés ici, les Espagnols constituent la première communauté étrangère dans le pays, explique-t-il. Nous avons tissé un réseau d’un millier de contacts locaux qui nous aident à prévenir extorsions, enlèvements, agressions, mais aussi à détecter comment les cartels mexicains s’implantent en Europe pour y déverser de la cocaïne ou du fentanyl de contrebande, une drogue à bas coût bien plus puissante que l’héroïne. »
Lutter conte la corruption, au risque de sa vie
S’ensuit une brève rencontre avec Myriam Urzua Venegas, directrice générale de la sécurité civile de Mexico. Elle rappelle à quel point « cette immense mégapole de plus de 25 millions d’habitants est une ville pleine de menaces : fuites de gaz, incendies, ouragans, inondations, séismes… » Et met en avant avec fierté le C5, l’un des centres de contrôle les plus sophistiqués au monde dont s’est dotée la ville, où policiers, pompiers, médecins et ambulanciers veillent sur la population 24 heures sur 24. Il reçoit plus de 5 000 appels d’urgence par jour !
Puis c’est au tour de Francisco Rivas, directeur de l’Observatoire national citoyen, une ONG indépendante, l’un des premiers partenaires des ASI pour lutter contre les homicides. Dans un pays où chacun des 32 États a son propre code pénal, il milite pour la promulgation de lois nationales, afin de donner aux polices les moyens d’agir contre les crimes et d’enrayer la corruption. Un travail qui met sa vie en danger.
Ce mercredi 15 mars, à l’institut de formation du parquet de Mexico, nous retrouvons la capitaine française Laetitia Khadri. Habillée en civil, elle observe le déroulé d’une formation « gestion des scènes de crimes » dispensée à des policiers du cru par Franck M. et Nadia B, respectivement technicien et ingénieure de la police scientifique française. La quadragénaire, experte technique internationale, est arrivée au Mexique en janvier. Sa mission : suivre la réforme de la justice en cours, immergée au sein du parquet, et fluidifier les échanges entre les polices françaises et mexicaines. « Au programme, coopération bilatérale, mise en place de formations, analyses de scènes de crimes », détaille-t-elle, tout en observant la trentaine de participants qui s’affairent à retrouver balles et empreintes dans un appartement fictif.
Officiellement, le nombre d’homicides est à la baisse
Fin de la première séquence, les policiers débriefent. « Nous ne sommes pas ici pour vous donner des leçons, expliquent Franck M. et Nadia B. Nous vous avons montré notre méthodologie, mais nous avons aussi appris beaucoup en retour, car il y a ici bien plus d’homicides à traiter qu’en France. » Officiellement, depuis les années 1990, leur nombre a dégringolé à Mexico, passant de dix morts par jour en moyenne à moins de deux aujourd’hui. Mais, dans les faits, les policiers locaux affirment toujours se déplacer au moins cinq ou six fois par jour sur des scènes de crimes.
« Les policiers scientifiques mexicains sont très expérimentés et efficaces, ils ont aussi le droit d’aller beaucoup plus loin dans l’examen des corps, sans passer par le médecin légiste, observent les deux policiers français. En revanche, ils manquent parfois d’un peu de technique et ne sont pas habilités à exécuter eux-mêmes certains prélèvements comme l’ADN ou les résidus de poudre. »
Et, surtout, la multiplication des autorités locales (qui relèvent de la ville, de l’État ou de l’armée) ne permet pas aux policiers scientifiques d’être les premiers sur les lieux. Les corps sont alors fréquemment dépouillés : téléphone, montre, objets personnels et papiers d’identité disparaissent vite. Les scènes de crime sont malmenées et l’équivalent de la police municipale peine à les conserver intactes, voire participe très activement au pillage.
La coopération entre autorités françaises et mexicaines ne se limite pas aux seules formations, elle s’opère aussi sur le terrain. Symbole de ces relations très fortes depuis 2019, quatre unités criminelles de proximité (UCP) ont été créées dans les commissariats, collaboration entre le parquet de la ville de Mexico, le SSI et l’ambassade de France pour lutter plus activement contre les homicides. En milieu de journée, Laetitia Khadri suit justement un binôme de policiers d’une UCP du nord de la capitale.
Âgés d’à peine 30 ans, Juana et Luis (les prénoms ont été modifiés) sont de garde. Ce soir, ils ne répondront qu’aux alertes qui concernent des homicides et poursuivront dossier après dossier, sans jamais rien lâcher, la traque des criminels. Vers 18 heures, ils partent justement chercher Eduardo (le prénom a été modifié), un témoin qui doit se livrer à un « tapissage ». Derrière une vitre sans tain, il est invité à identifier ses agresseurs, huit mois après avoir été victime d’une tentative de meurtre.
Tout juste sortis de l’adolescence, ces derniers forment un petit gang de quartier qui, d’après les policiers, tue sans raison apparente les passants, juste histoire de se forger une réputation. Ils ont déjà fait au moins six victimes.
L’audition d’Eduardo dure des heures. Le jeune témoin, d’un peu plus de 25 ans, raconte. En juin 2022, accompagné d’une amie, il hèle un taxi. Il fait nuit, le quartier est mal famé. Ils sont à peine installés dans le véhicule que six hommes déboulent dans le noir, abattent de plusieurs balles le chauffeur puis la passagère. Ils s’en prennent ensuite au jeune homme sidéré, lui tirent dessus à trois reprises. Sous les caméras de vidéosurveillance – il y en a des milliers à Mexico –, il tente de s’enfuir. Les agresseurs le rattrapent, lui entaillent la gorge. Il se laisse tomber dans un précipice, parvenant finalement à échapper aux meurtriers. Il traverse alors le quartier, en sang, sans que nul lui vienne en aide. Personne ici ne souhaite s’exposer, par peur des représailles, des balles perdues, des coups tordus… Sans faillir, Eduardo identifie l’un des cinq meurtriers présumés déjà arrêtés.
« La sécurité des salariés est notre priorité »
Les jours suivants, aucun déplacement n’est prévu pour les deux ASI de l’ambassade de France, amenés à bouger en permanence dans l’immense zone qu’ils surveillent. Frédéric Le Pollozec se rend chez Total, l’une des 550 entreprises françaises présentes dans le pays avec L’Oréal, Safran, ou encore Air France. Il est reçu par Nicolas Noël, directeur de la sûreté du groupe en Amérique latine, un partenaire de longue date. Le géant pétrolier possède huit usines « bunkérisées » sur le sol mexicain, toutes implantées dans des territoires tenus par les cartels et proches de la frontière américaine.
Le groupe emploie 9 500 salariés français et locaux dans le pays. « Leur sécurité est notre priorité, scande Nicolas Noël. Nous redoutons les enlèvements, demandes de rançon, détournements de carburant… Tout salarié ou directeur d’usine est une monnaie d’échange potentielle. » Le partenariat du groupe avec les ASI est donc fondamental pour prévenir les « crises majeures ». L’an dernier, l’entreprise en a désamorcé plusieurs, dont l’enlèvement de la fille de salariés mexicains âgée de 12 ans contre une demande de rançon de 5 000 dollars (4 500 euros).
De retour à l’ambassade, mails et appels continuent d’affluer au SSI. Un trio de trentenaires français a été agressé la veille près de Cancun. En état de choc et désormais dépourvus de passeports, ils ne savent plus comment rentrer en France. D’autres ressortissants doivent arriver d’une minute à l’autre pour être entendus dans une affaire de braquage. L’envers du décor au pays de la tequila et des tacos.
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