dans les vignes, la technologie se combine au savoir-faire

Dans les vignes, le corps est soumis à différentes contraintes liées aux postures, aux gestes répétitifs et aux aléas climatiques. Depuis plusieurs années, « il y a une prise de conscience de la part des châteaux qui s’emparent de la question…

Dans les vignes, le corps est soumis à différentes contraintes liées aux postures, aux gestes répétitifs et aux aléas climatiques. Depuis plusieurs années, « il y a une prise de conscience de la part des châteaux qui s’emparent de la question de la santé au travail » souligne Sophie Galland, membre de l’Association des salariés agricoles de Gironde.

Plusieurs domaines ont en effet mis en place une variation dans les taches, afin d’éviter les gestes récurrents, ainsi que des échauffements avant de commencer le travail. C’est le cas au Château Léoville Las Cases où Yanis et Stéphane Patarin sont salariés depuis 2014 : « Des kinés nous ont montré comment réveiller nos articulations, notamment nos poignets pour réduire le risque d’avoir le syndrome du canal carpien ».

De nouvelles technologies comme les exosquelettes sont par ailleurs testés dans les vignes. Ces appareils motorisés peuvent se fixer sur plusieurs membres du corps pour en augmenter sa capacité. Un progrès technique qui « améliore les conditions de travail et réduit le risque de TMS, notamment aux articulations et au dos », souligne Sophie Galland. Le Château Margaux ou encore Ducru Beaucaillou testent eux aussi ce matériel.

Un savoir-faire conservé

L’introduction de cette innovation a connu au départ « des réticences » rappelle Sophie Galland avant de préciser que « jamais un robot ne remplacera le savoir-faire ancestral des professionnels ». Certains gestes dans la viticulture, comme la taille des vignes, demandent une technicité et des qualifications importantes, qui ne peuvent être réalisées que par l’humain. « Chacun détient aussi une signature personnelle quand il taille » ajoute Stéphane Patarin.

Pour le vigneron, l’introduction d’exosquelettes montre « l’évolution » du métier et plus largement de la viticulture. Toutefois, des ajustements doivent encore être réalisés  : « certains ne sont pas toujours adaptés aux morphologies et toutes les exploitations n’ont pas les fonds nécessaires pour équiper leurs salariés ».

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