Les exercices s’enchaînent dans la salle d’escrime de
l’académie, les locaux appartenant à l’association Pour le sourire
d’un enfant basée à Thiès, à 70 km de Dakar. Les six élèves,
en tenue de sport, veste blanche et masque d’escrime sur la tête,
suivent les instructions de Jacques Faye, le maître d’arme.
Les fleurets se touchent, les corps tentent d’éviter une attaque
et, sous le grillage, les visages sont concentrés. Habib Georges
Badji, animateur, fait travailler sa position à Oumar dont c’est le
premier cours. L’ambiance est bon enfant. Rien ne distinguerait ces
jeunes de 15 à 18 ans si ce n’était la présence de deux agents
pénitentiaires. Ces mineurs sont en effet incarcérés à la maison
d’arrêt et de correction (MAC) de Thiès.
En finir avec la récidive
Oumar, 16 ans, est emprisonné depuis sept mois en attente de son
jugement pour participation à une manifestation interdite. Deux
fois par semaine, deux groupes de détenus quittent, pendant deux
heures, la MAC pour venir pratiquer l’escrime. Cette sortie leur
apporte un sentiment de liberté, même fugace. « Cela fait
du bien, car sinon tu passes ton temps à dormir. Sortir nous permet
de déstresser. La prison, c’est difficile », rapporte
Abdou Karim, incarcéré depuis neuf mois pour complicité de vol. La
sélection pour participer à ces cours se fait à la demande du
détenu et en fonction de son dossier, « les
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