De la technologie carolo dans Ariane 6

Le lanceur Ariane 6 est important pour l’Europe. Ariane 5 a bientôt 30 ans et est complètement dépassée. Mais pour placer des satellites en orbite, notamment le système GPS Galileo (pour que l’Union européenne ne dépende pas uniquement du GPS américain), il faut un lanceur. Et pour développer son propre réseau de satellites (23 sont en orbite, il en faudrait 30), depuis quelques années, l’Agence spatiale européenne (ESA) est réduite à utiliser SpaceX, de l’Américain Elon Musk, de façon plutôt contre-intuitive.

Tout cela pourrait changer ce mardi 9 juillet, 20 heures (heure belge), avec Ariane 6. Basé sur les dernières technologies, ce lanceur porte l’espoir d’un programme spatial totalement européen: 22 pays de l’Union européenne sont derrière ArianeGroup, une entreprise française (consortium d’Airbus et Safran) qui a fait appel aussi au savoir-faire belge et plus spécifiquement carolo.

C’est ainsi qu’on retrouve, dans le lanceur Ariane 6, Sonaca, basée à Gosselies. Depuis ses sites belges et roumains, le groupe fournit des capots composites, des anneaux et des protections pour le bas des propulseurs. Sonaca fournit également, en test, un équipement de gestion thermique de l’électronique. Mais il y a aussi Sabca (Gosselies et Bruxelles) qui fournit le logiciel pour le pilotage des « thrusters » pour le pilotage d’Ariane 6. Et Thales Alienia Space, à Charleroi (Mont-sur-Marchienne), a rejoint l’aventure Ariane 6 en fournissant des boîtiers électroniques du « système de sauvegarde » permettant de neutraliser le lanceur si sa trajectoire mettait en danger des personnes, bâtiments ou sites protégés sur Terre.

De nombreux autres acteurs belges sont également dans l’aventure, si pas d’Ariane, au moins du programme spatial européen. Parce que derrière cette nouvelle aventure, il y a non seulement la possibilité d’envoyer des satellites en orbite, mais aussi de rallier la Station spatiale internationale (ISS) et, en bout de course, le développement d’une base sur la surface lunaire et d’une station lunaire orbitant autour de la Lune (Lunar Gateway), ce qui pourrait ouvrir la porte non seulement à davantage de recherches scientifiques lunaires et de l’espace proche de notre planète, mais aussi à terme… à l’exploration humaine de Mars! Rien que cela.

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