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« De violents combats à l’arme automatique ont été signalés ce mercredi 15 novembre 2023 à Cité-Soleil », à Port-au-Prince, écrit Le Nouvelliste. Le quotidien explique que « la mort du chef de gang Iscar Andrice, membre du G-9, a donné lieu à ce qui semble être une bataille pour reconquérir des territoires », qui serait menée, poursuit Juno 7, par le chef de gang connu sous le nom de « Ti Gabriel ». Sur la radio Magik 9, le pasteur Jean Enock Joseph, qui lui aussi parle de morts et des blessés, a souligné que le déferlement de violence avait été le même lorsque Ti Hougan, un autre chef de gang, avait perdu la vie. Autre conséquence, en plus du bilan humain, déplore Le Nouvelliste : aucun camion n’a pu faire le plein ces dernières 48 heures au terminal pétrolier de Varreux, où sont stockés 70% des produits pétroliers du pays.
Et c’est dans ces conditions toujours extrêmement difficiles que des dizaines de milliers de migrants reviennent de République dominicaine vers Haïti : 72 511 migrants et migrantes rapatriés, refoulés et retournés vers Haïti rien que pour le mois d’octobre 2023, titre Alter Presse. Des chiffres donnés par le Garr, le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés. Dans le détail, ce sont plus de 25 000 rapatriements, plus de 7 000 refoulements et près de 40 000 retours spontanés. Pourquoi ces retours spontanés, malgré la situation en Haïti ? « De peur de représailles », explique le Garr, « et du comportement de plus en plus irresponsable des agents de l’immigration qui les harcèlent, les placent en prison pour les extorquer tout en les privant d’accès aux soins de base ». Ils reviennent donc en Haïti où, selon le Rnddh, le Réseau national de défense des droits humains, aujourd’hui ce sont « 90% du territoire national [qui] subit la terreur des gangs armés », écrit Alter Presse. C’était 30% avant l’assassinat en juillet 2021 du président Jovenel Moïse.
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Rencontre de Joe Biden et Xi Jinping
À San Francisco, au sommet de l’Apec, la rencontre entre les présidents américain et chinois « n’a pas abouti sur grand-chose, à part une promesse de continuer à parler », titre le New York Times. Sur les deux dossiers où des progrès ont été faits pendant cette rencontre, The Hill précise que pour ce qui est de la relance de cette coopération contre le trafic de drogue, il s’agit pour les États-Unis d’« amener la Chine à empêcher l’exportation des produits chimiques utilisés pour créer le fentanyl, l’opioïde responsable de la mort par overdose de dizaines de milliers de personnes aux États-Unis ». Mais, rappelle le New York Times, « la Chine a déjà pris les mêmes engagements par le passé ». Pour ce qui est des avancées sur le dossier militaire, le journal écrit que sur un des points critiques, « l’interdiction de l’intelligence artificielle pour le commandement et le contrôle de leurs arsenaux nucléaires respectifs, aucun cadre de discussion formel n’a été établi ».
Enfin, remarque The Hill, « après ce qui est apparu comme un sommet bilatéral amical », Joe Biden a traité Xi Jinping de « dictateur », « dans le sens où il dirige un pays communiste ». Un mot déjà employé plus tôt dans l’année par le président américain, rappelle le New York Times, à la grande fureur de la Chine. Cette fois encore, Pékin a parlé d’une description comme « extrêmement erronée », la qualifiant de « manipulation politique irresponsable ».
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La démocratie menacée au Guatemala selon l’OEA
L’Organisation des États américains demande au gouvernement du Guatemala d’arrêter de menacer la démocratie. Elle a aussi demandé que cesse la judiciarisation du processus électoral, c’est à lire dans La Hora qui parle d’un « revers pour le gouvernement ». Le Guatemala, qui fait partie de l’OEA, a voté contre, et son ministère de la Justice a « catégoriquement rejeté ces affirmations », écrit Prensa Libre.
Bernardo Arevalo, qui a fait campagne sur un programme de lutte contre la corruption, a été élu président le 20 août dernier. Mais déjà, pendant cette élection, et encore plus depuis, le pouvoir judiciaire tente de l’empêcher d’assumer sa charge de président, ce doit être pour le mois de janvier. Ce mercredi, la Cour suprême de justice, écrit La Hora, a rejeté la demande faite par le président Arevalo en septembre dernier « d’annuler tout ce que les procureurs ont entrepris de manière illégale et inconstitutionnelle ». Il avait aussi demandé leur destitution.
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Mort du chanteur des Cowboys Fringants
C’était une voix très connue et aimée au Québec, celle de Karl Tremblay, le chanteur du groupe Les Cowboys Fringants. Karl Tremblay est mort ce mercredi 15 novembre à 47 ans d’un cancer de la prostate, qui le minait depuis des années, écrit La Presse : « c’est tout notre coin de l’Amérique qui le pleure ». « En 25 ans, les Cowboys sont devenus un véritable phénomène de société au Québec », raconte Le Devoir, « et Karl Tremblay y était pour beaucoup, avec son charisme et son énergie contagieuse sur scène ». Le groupe était né dans les années 1990, sa carrière avait explosé en 2002, écrit le journal, avec un album au son folk, rock, et ce violon mis en avant « qui donnait la touche québécoise caractéristique de leur son », ainsi que des textes engagés et politiques. Depuis, l’intérêt du public n’avait jamais faibli. Et l’annonce de la mort de Karl Tremblay a suscité « un tsunami d’éloges sur les réseaux sociaux », écrit La Presse, y compris de la classe politique canadienne.
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