Derby normand, salle pleine et urgence sportive… face à Cherbourg le Caen Handball n’a plus le choix

Avant le dernier match de l’année ce mercredi 20 décembre face à Cherbourg, l’entraîneur du Caen Handball Roch Bedos ne fait pas fait de mystère sur sa liste de Noël : « gagner des matchs ». Sa formation n’en a gagné que deux sur treize en Proligue et pointe à une inquiétante dernière place.

C’est dans ce contexte que le voisin cherbourgeois débarque au Palais des sports. La toute nouvelle enceinte est toujours orpheline de victoire des handballeurs. Le public, toutefois, répond présent : 3 700 spectateurs assisteront au derby, joué à guichets fermés. Le pivot Jordan Allais s’en félicite : « Malgré nos mauvais résultats à domicile, le public continue de nous suivre. Si on gagne contre Cherbourg, il nous pardonnera ce début de saison assez catastrophique ».

Outre la fibre populaire et la suprématie régionale, il y a urgence sportive. Caen est relégable, dans une année tremplin de son développement avec l’arrivée d’un Palais des sports censé lui donner, peu à peu une autre dimension. En interne, le club rappelle à raison que les Vikings ne sont pas du tout décrochés. Mais avec la troisième pire attaque et la 2e pire défense, les indicateurs appellent à un sursaut.

Les Caennais ont beaucoup travaillé les phases défensives à l'entraînement.
Les Caennais ont beaucoup travaillé les phases défensives à l’entraînement. © Radio France
Esteban Pinel

L’entraîneur a fixé le cap en conférence de presse avant le derby : « Il faut mettre des ingrédients. Dans un derby, c’est le plus souvent le cœur. La recherche de points est importante mais on attend une révolte. Il faut une prise de conscience dans l’acte plus que dans la parole ». Poussé par ses supporters, le Caen HB doit passer à l’action ce mercredi à 20h30.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.