Derrière la technologie SDV, des partenariats et un jackpot de 1500 milliards de dollars

La rencontre de l’industrie et de la tech. Alors que la transition vers les modèles BEV mobilise les constructeurs, l’avènement du Software Defined Vehicle (SDV) promet de redéfinir non seulement la conception des véhicules, mais aussi l’usage et les paradigmes de l’après-vente automobile.

Derrière un terme high-tech, se cache l’idée d’un véhicule définit par le software, dans lequel de nombreuses fonctionnalités et capacités sont gérées et configurées par des logiciels. La démarche englobe des aspects tels que la gestion du moteur électrique, la suspension, les systèmes de divertissement, la climatisation… qui peuvent être modifiés ou améliorés grâce à des mises à jour logicielles plutôt que par des modifications physiques du véhicule.

Des partenariats avec la Big Tech

La transformation vers les plateformes SDV offre aussi de nouvelles opportunités de croissance commerciale pour les constructeurs. En se concentrant sur les logiciels et les services, ils peuvent générer de nouveaux flux de revenus, renforcer la fidélité des clients et augmenter leur valorisation sur les marchés financiers.

Les véhicules définis sur ce modèle imposent toutefois aux constructeurs de nouer des partenariats stratégiques, notamment avec les membres de la « Big Tech » comme Google, Amazon Web Services, Apple ou Microsoft. Audi, BMW, Volkswagen ou encore l’équipementier Continental ont déjà ouvert la voie.

L’enjeu apparait stratégique pour les industriels traditionnels souvent à la peine sur le sujet face aux références comme Tesla ou BYD. Il est à la hauteur des sommes en jeu. Les services numériques nés de la technologie SDV pourraient en effet générer quelques 1500 milliards de dollars de revenus supplémentaires d’ici 2030. Et 3500 milliards de dollars en 2040, soit 40% du chiffre d’affaires total de l’industrie automobile, rappelle le cabinet Accenture.

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Une nouvelle chaine de valeur

Face à ces prévisions, BMW a déjà annoncé faire équipe avec l’indien Tata Technologies en matière de codage. Au cœur du joint venture, la conduite automatisée, l’info-divertissement et les services numériques. A l’heure de l’essor de la voiture connectée, l’expertise nécessaire alimente en effet les rapprochements entre les constructeurs et les géants de la tech.

Car collecter dans le cloud les données issues des véhicules, mettre au point des logiciels et les implémenter, demande des ressources et un savoir-faire que ne possèdent pas les industriels ni les équipementiers automobiles. Continental s’est ainsi tourné vers Amazon Web Services pour définir les infrastructures informatiques nécessaires et les services dans le cloud. La coopération s’est étendue à Google pour l’info-divertissement, et à Synopsys pour les puces informatiques (SoC). Pour les « legacy », la nouvelle chaine de valeur qui se met en place est aussi indispensable que prometteuse.

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