Nouvelles mobilisations en Haïti dans cinq villes d’Haïti : Les Cayes, Miragôane, Gonaïves ainsi que Ouanaminthe et Jérémie où l’on déplore plusieurs blessés, par balles ou armes blanches, après des heurts entre manifestants et riverains.
« Les gens sont dans la rue depuis six jours, comment Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, et à chaque fois la tension monte un peu plus. » Pour l’instant, les manifestations restent limitées à ces villes de province mais les protestataires réclament la démission du Premier ministre, disent agir pour « chambarder le système, ajoute le journaliste, et chaque jour qui passe augmente le risque de dérapage. »
L’insécurité, motif de protestation
L’actualité à Port-au-Prince vient montrer une nouvelle fois la violence des gangs qui ont de nouveau mené des assauts dans les quartiers de Solino ou Carrefour-Feuilles. « Les gens étaient déjà dans la précarité et ces derniers jours beaucoup de maisons ont été pillées et incendiées. Des gens ont été blessés dans des affrontements ou en essayant de prendre la fuite. »
La BSAP, objet d’incertitudes et de craintes
Le Nouvelliste publie un long article sur la Brigade de sécurité des aires protégées, sur laquelle se penche le gouvernement d’après une source du journal. « Au départ, c’est une centaine d’hommes qui doivent surveiller les forêts, explique Frantz Duval, mais cela fait des années que les agents de la BSAP ont échappé à tout contrôle de l’administration. L’effectif a augmenté, BSAP est devenu un corps armé formé surtout d’anciens militaires ou agents de sécurité. » De plus, le directeur général de cette brigade est un proche de Guy Philippe, ancien officier de police, de retour en Haïti il y a quelques mois après avoir passé six ans en prison aux États-Unis, c’est lui qui appelle en ce moment à manifester contre le Premier ministre. « On a l’impression qu’il y a un nouveau corps armé sur le territoire, constate le rédacteur en chef du Nouvelliste, un corps qui n’est pas sous contrôle de l’administration publique et qui à tout moment peut faire basculer le rapport de forces parce qu’on ignore l’effectif de la BSAP. »
Les États-Unis affichent leurs ambitions d’exportation du GNL
Trois projets, au moins, devraient aboutir cette année, trois terminaux de liquéfaction du gaz naturel destiné à l’exportation. L’objectif est de liquéfier chaque année plus de huit millions de tonnes de gaz supplémentaires pour donner un rôle majeur aux États-Unis, qui ne produisaient pas de GNL, il y a encore sept ans, et sont devenus premier exportateur mondial. Un statut critiqué par les défenseurs de l’environnement, en particulier en cette période électorale. Ils considèrent que le gaz ne devrait pas être présenté systématiquement comme une énergie de transition, l’impact du gaz dépendant beaucoup de la quantité de fuite de méthane au moment de l’extraction et du transport.
Le journal de la 1ère
Dans une lettre envoyée le 10 janvier 2024, le président de la collectivité territoriale de la Martinique demande à Emmanuel macron de « tenir ses engagements ».
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