Des jeunes de la Guadeloupe viendront étudier et travailler dans la région

Ces jeunes adultes sont inscrits dans un programme de mobilité francophone. Chapeauté par l’organisme Pass 21, dont la mission est l’insertion des jeunes sans emploi et le développement de projets socioéconomiques, ce programme offre un encadrement pour favoriser la réussite de leur séjour dans la région afin d’acquérir une formation professionnelle tout en travaillant une vingtaine d’heures par semaine. Leur séjour pouvant aller jusqu’à trois ans, les détenteurs d’un permis d’étude pourront ainsi obtenir une formation tout en subvenant à leurs besoins en oeuvrant en tourisme, en agriculture, en santé et autres sphères de la vie économique.

Marie-Luce Lafages, fondatrice de Pass 21, a eu des discussion à ce sujet avec des représentants d’IDÉ Trois-Rivières en février 2023. Onze mois plus tard, elle est visiblement ravie d’annoncer la mise en place de ce projet, d’autant plus que le maire de Trois-Rivières, en Guadeloupe, souhaitait établir un partenariat avec Trois-Rivières, capitale de la Mauricie.

«Notre objectif est de proposer une expérience à l’international. On va accompagner le processus d’immigration, on va faciliter l’intégration, on va offrir des opportunités d’évolution personnelle», raconte Mme Lafages à propos des objectifs du programme pour la Guadeloupe, où le taux de chômage varie de 20 % à 40 %.

Pour le Québec, les objectifs sont différents. Le programme propose l’accès à une main-d’oeuvre prête à être formée, l’accompagnement des entreprises concernant le suivi des personnes, la facilitation du processus de recrutement et l’offre d’une perspective de main-d’oeuvre qualifiée et francophone.

Annie Branchaud, directrice générale adjointe d’IDÉ Trois-Rivières, confie que le bras économique de Trois-Rivières travaillait depuis deux ans à la mise en place d’une formation alternant les études et le travail afin d’aider les entreprises à recruter du personnel. L’offre de Marie-Luce Lafages représente une solution clé en main qui favorisera l’arrivée d’une main-d’oeuvre et qui permettra de compléter des cohortes dans les programmes de formation des différentes maisons d’enseignement de la région.

«On devra voir des commerces, des restaurants, des hôtels, des centres d’horticulture permettre à ces jeunes de travailler une vingtaine d’heures par semaine. On attend d’eux qu’ils lèvent la main pour devenir un milieu d’accueil pour ces jeunes», mentionne Mme Branchaud, persuadée que les entreprises profiteront de cette main-d’oeuvre disponible.

Ces jeunes Guadeloupéens arriveront principalement en août afin de se préparer pour le début de la prochaine année scolaire. Entre 20 et 40 pourraient toutefois s’installer à Trois-Rivières quelques mois plus tôt afin de travailler au sein d’entreprises ayant besoin de personnel pour la haute saison touristique, notamment.

Un programme de 21 000 euros

Il faut savoir que l’inscription à ce programme pour tout jeune Guadeloupéen coûte 21 000 euros, soit environ 30 000 dollars canadiens. Le coût de l’inscription est financé principalement par différentes institutions de la Guadeloupe, faisant en sorte que le coût net d’inscription d’un participant est de 210 euros.

L’inscription permet toutefois d’avoir accès à une formation de 200 heures portant notamment sur les us et coutumes d’ici, sur les règles en droit du travail, sur la gestion d’un budget. Le programme couvre aussi les démarches administratives, les frais reliés à l’immigration, le billet d’avion, les frais de subsistance couvrant les deux ou trois premiers mois du séjour et un service local d’assistance et d’accompagnement.

Malgré toutes ces mesures, il est utopique de penser que tous les Guadeloupéens s’installeront définitivement dans la région. Les intervenants s’attendent à ce que la moitié demeure au Québec et que l’autre moitié rentre en Guadeloupe qui pourra ainsi profiter d’un bassin de citoyens formés et forts d’une expérience internationale.

S’installer pour plusieurs années

Les responsables de ce programme prennent d’autres moyens pour assurer la réussite de cette initiative, notamment sur le plan du logement.

«On a un accord avec une institution de la place [le Collège Marie-de-l’Incarnation] pour plus de 40 chambres disponibles en août. On a des investisseurs privés qui sont en train de procéder à l’achat de quatre bâtisses pour loger une quarantaine de personnes. Ça représente un million de dollars pour acheter ces bâtisses, Si on achète ici, c’est parce qu’on veut que ça dure plus qu’un an. C’est pour pérenniser cette action», ajoute Mme Lafages.

Séances d’information

IDÉ organise deux séances d’information le 31 janvier et le 1er février. Ces séances sont offertes aux entrepreneurs de la région qui désirent embaucher un de ses étudiants guadeloupéens. Ils doivent s’inscrire en ligne pour y participer.

Les détails sont accessibles via l’onglet Activités [https://www.idetr.com/fr/activites] du site internet d’IDÉ Trois-Rivières.

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