Les policiers rançonneurs ont des soucis à se faire. Pour la énième fois, le Directeur général de la Police républicaine (DGPR) a fait une mise en garde formelle contre ce phénomène qui salit l’image de la corporation qu’il gère.
Les policiers auteurs des actes de rançonnement sont dans le viseur de leur hiérarchie. Le Directeur général de la police, Soumaïla Yaya, a menacé de punir sévèrement tout agent qui se rendrait coupable « des actes de rançonnement au préjudice de la population et ce, en dépit des multiples rappels à l’ordre ».
Pour Soumaïla Yaya ces actes de rançonnement « sapent la confiance entre la population et l’Institution, remettant en cause les efforts consentis jusqu’alors pour reléguer le phénomène au rang des vieux souvenirs ». C’est pourquoi il sollicite la franche collaboration des citoyens pour mettre fin à ces agissements de certains agents en uniforme.
Un appel à la dénonciation est lancé, avec des numéros verts. Ainsi toute personne victime ou témoin de rançonnement est priée d’alerter les services compétents de la police. Ils peuvent informer l’Inspection Technique au +22962091515 ou le Secrétariat particulier du DGPR au 213118440.
La lutte contre les actes de rançonnement dans le rang des policiers est un vieux combat. Le mal semble avoir la peau dure et traverse le temps, malgré les nombreuses réformes engagées. Cette lutte a véritablement pris corps en 2016 avec l’avènement du gouvernement de Patrice Talon. Le premier acte posé a été la suppression des nombreux postes de police érigés sur les voies.
Ces mesures avaient porté des fruits au début du régime. Mais depuis quelques années, la hiérarchie policière a constaté par elle-même que certains de ses collaborateurs continuent d’exceller dans les actes répréhensibles. La lutte reprend donc de plus belle et sera sans complaisance selon le communiqué de la Direction de la Police républicaine.
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