« Des présidents n’avaient pas préparé »… Bilan mitigé à la fin de la commission d’enquête parlementaire sur le sport
90 auditions, mais pour quoi faire ? C’est l’heure de tirer le bilan de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des fédérations sportives. Ce jeudi marquait la fin des auditions après notamment celle de l’ancien président de la Fédération Française de rugby Bernard Laporte, de l’ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet ou du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti.
Sabrina Sebaihi, députée EELV et rapporteure de la commission d’enquête, a tenu à faire le point auprès de nos confrères de RMC Sport. « Il y a beaucoup de choses à retenir. Le but de notre commission d’enquête était d’identifier les dysfonctionnements au sein du mouvement sportif. Oui, on se rend compte qu’il y en a, c’était évident », prévient la député Europe-Ecologie-Les-Verts. La commission d’enquête de l’Assemblée nationale doit désormais émettre des recommandations au Ministère des Sports, le 19 décembre prochain.
« Voir là où il y a eu des mensonges »
Parmi les 90 personnalités auditionnées par la commission, on retrouve le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra ou encore l’ancien président de la FFF Noël Le Graët. Mais ce qui a frappé la rapporteure de la commission d’enquête, c’est le manque de préparation des auditionnés. « Nous avons eu des présidents qui n’avaient absolument pas préparé leurs auditions. Soit ils considèrent qu’ils n’ont pas de compte à rendre, soit ils n’ont jamais rendu de compte. Dans les deux cas de figure, c’est assez problématique », critique-t-elle. Sabrina Sebaihi a pointé du doigt la première audition de la Fédération Française d’Athlétisme avec celle de son président André Giraud.
« Nous allons vraiment réaliser des signalements »
Pour aller plus loin, la député souhaite sanctionner pour parjure certains auditionnés pour les propos mensongers qu’ils ont tenus. « On va attendre d’avoir les comptes rendus écrits des auditions dans les prochains jours et on va faire un travail de fourmi pour vérifier les propos des personnes auditionnés afin de voir là où il y a eu des mensonges. Et je pense que pour le coup avec la présidente nous allons vraiment réaliser des signalements. Il faut qu’il y ait une prise de conscience, il faut marquer les esprits. On ne vient pas devant la Commission d’enquête en se disant que finalement c’est juste une formalité, ce n’est pas une formalité », a-t-elle prévenu. Les principaux concernés n’ont qu’à bien se tenir.
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