À Avignon, on célèbre ce samedi 15 juillet le centenaire d’une victoire… mais il y a deux erreurs sur la plaque commémorative posée au Parc des Sports. La plaque indique qu’en 1924, Victor Baranca est devenu champion de France du 800 m. En réalité, c’était en 1923. Il y a aussi une faute dans le nom de ce champion qui a donné son nom à une tribune du stade et même à un groupe de supporter.
Première erreur, la date de la victoire
Victor Baranca n’a pas remporté le titre de champion de France du 800 en 1924 comme indiqué sur la plaque. C’est le 15 juillet 1923, il y a exactement un siècle, que Victor Baranca s’est imposé sur le stade Pershing à Paris : « Victoire éblouissante » selon le journal Le Matin
du 16 juillet 1923.
Ce titre décroché par l’athlète d’Avignon est aussi le premier titre de champion de France du SOA
, le club de rugby à XIII qui joue aujourd’hui au parc des Sports d’Avignon à quelques mètres de cette plaque qui rend si mal hommage à son champion.
Autre erreur, l’orthographe du nom de l’athlète
La plaque sur le stade a été posée il y a quelques années, pour que les supporters de l’AC Arles-Avignon sachent qu’en s’asseyant dans la tribune Baranka du parc des Sports d’Avignon, ils rendaient un peu hommage au champion d’athlétisme d’Avignon. Un groupe de supporter s’était même baptisé les Barankaïres. À chaque fois, le nom de Baranka est écrit avec K. C’est une erreur car les fiches de la fédération d’athlétisme, les journaux de l’époque, le livret militaire et même la tombe de l’athlète au cimetière Saint Véran d’Avignon indiquent « Baranca ».
Victor Baranca n’a jamais couru au Parc des Sports !
Victor Baranca a décroché un seul titre de champion de France, mais il n’a pas connu le parc des Sports d’Avignon, construit en 1975. L’athlète d’Avignon a vécu quelques sélections internationales avec l’équipe de France d’athlétisme.
Emballeur, puis déménageur à Avignon, il disparait de la mémoire sportive jusqu’en 1957. La revue de la fédération français d’athlétisme (Août 1957 -N°46) publie en première page « Les titres de champions de France ne sont jamais gagnés d’avance ». Victor Baranca a droit à cinq lignes : « le Championnat des 800 mètres 1923 donna lieu, lui aussi, à une victoire surprise: celle de Baranca. En effet, le rouennais Guibaud avait course gagnée à quelques mètres du poteau d’arrivée lorsqu’il tomba. Baranca qui suivait n’eut aucun mal à le passer et à s’assurer le titre ».
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Rol
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Kop Barankaïre
© Radio France
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Philippe Paupert
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