Le pari était risqué. Disney affiche une baisse inattendue du nombre d’abonnés à son service de streaming Disney+. Sur les trois premiers mois de l’année, Disney a perdu quatre millions d’abonnés en net, pour descendre à 157,8 millions en fin de période, alors que les analystes voyaient cet indicateur progresser, au-delà de 163 millions. Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l’action du groupe perdait 3,19 %.
La contraction du portefeuille d’abonnés à Disney+ tient surtout à une baisse de 8 % en Inde, où la déclinaison du service, baptisée Hotstar, pèse quasiment un tiers du total mondial. Mais le géant du divertissement a aussi constaté un recul, léger (-1 %), en Amérique du Nord.
Le géant californien du divertissement avait augmenté ses prix, une stratégie risquée dans un environnement économique incertain. Depuis le 8 décembre, un abonnement Disney+ coûte 11 dollars par mois au lieu de 8. Les abonnés peuvent continuer à payer 8 dollars à condition d’accepter des publicités. Les offres combinant des abonnements à Hulu, Disney+ et ESPN + sont aussi un peu plus chères (75 dollars au lieu de 70 aux Etats-Unis).
Mais cette décision a permis à Disney d’augmenter le revenu moyen par abonnement de 13 %. L’activité de streaming reste toutefois déficitaire, mais elle a continué à réduire ses pertes sur le trimestre.
Cette stratégie a aussi contribué à faire progresser les ventes du groupe au premier trimestre. Résultat, son chiffre d’affaires est meilleur qu’attendu : le groupe de Burbank (Californie) a généré 21,8 milliards de dollars de revenus, en hausse de 13 % sur un an.
La hausse des ventes dépasse celle des coûts
Comme au trimestre précédent, les résultats du groupe ont été tirés par les parcs à thème, dont le chiffre d’affaires a bondi de 17 % sur un an, grâce à une meilleure fréquentation mais aussi à des hausses de prix. La hausse sur les seuls parcs atteint même 23 %, mais les revenus de la branche sont affectés par la contre-performance des ventes de produits dérivés, dont le chiffre d’affaires recule de 23 %.
Dans l’ensemble, Disney est parvenu à contenir l’augmentation des coûts (+10,7 %) à un rythme moins élevé que ses revenus (+13 %). Cet écart favorable s’explique notamment par les mesures d’économie décidées par le directeur général Bob Iger, emblématique patron de la firme revenu aux commandes en novembre dernier. L’entreprise a notamment décidé de supprimer 7.000 postes.
Le bénéfice net a été quasiment triplé, à 1,488 milliard de dollars. Ramené par action et hors éléments exceptionnels, donnée très suivie par les marchés, le profit atteint 93 cents, en ligne avec les attentes des analystes.
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