Les autorités sanitaires ont confirmé un troisième cas testé positif au virus Ebola, enregistré dans la soirée de mercredi 31 juillet dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon la coordination du comité de la riposte contre Ebola, ce nouveau cas confirmé est la fille du deuxième cas enregistré dans la journée de mardi et qui est décédé mercredi au centre de traitement de Munigi, dans la périphérie de Goma.
Les responsables sanitaires congolais ont annoncé hier avoir enregistré un nouveau cas de la maladie à virus Ebola à Goma, grande ville de l’Est de la République démocratique du Congo, à la frontière avec le Rwanda, après un premier cas diagnostiqué mi-juillet. pic.twitter.com/o2sLsmcFfP
— Concerned Citizen®221 (@raia_husika) July 31, 2019
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Un troisième patient décède à Goma
À en croire les autorités sanitaires, la fillette, âgée d’un an, présentait déjà les signes de la maladie depuis quelques jours avant l’hospitalisation de son père. L’équipe de la riposte sur place à Goma a également décidé de placer immédiatement sa mère en isolement en attendant que le laboratoire leur communique le résultat de ses tests.
Plus de 20 autres personnes qui ont eu des contacts avec le deuxième cas confirmé ont déjà été identifiées et seront vaccinées sur place à Goma pour éviter la propagation de l’épidémie à travers la ville et ses environs. Le deuxième cas était un homme de 46 ans et père de 10 enfants venu de Mongbwalu, à 70 km de la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri située à la limite avec celle du Nord-Kivu, où l’épidémie d’Ebola sévit aussi depuis l’année dernière, selon les autorités sanitaires.
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Dans tous les cas, Ebola, dont l’épidémie en cours en République démocratique du Congo a conduit à la fermeture de la frontière rwandaise jeudi, est un virus redoutable pour l’homme, ses épidémies ayant fait au total environ 15 000 morts depuis 1976. Mais d’où le virus vient-il ? Comment se transmet-il ? Et quels sont les symptômes et remèdes ? Le Point sur un virus tueur.
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Le virus Ebola est identifié pour la première fois en 1976 en République démocratique du Congo (RDC, à l’époque Zaïre). Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du nord du pays, près de laquelle la première épidémie a éclaté. Cinq « sous-types » distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston et forêt de Taï. Les trois premiers sont à l’origine d’importantes épidémies sur le continent africain.
Comment se transmet-il ?
Le virus circule parmi les chauves-souris mangeuses de fruits, considérées comme l’hôte naturel d’Ebola mais ne développant pas la maladie.
D’autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l’homme.
Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les « fluides corporels » d’une personne malade : sang, vomissures, matières fécales…
Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales. Mais ce virus est redoutable en raison de son « taux de létalité » très élevé : il tue en moyenne environ la moitié des personnes qu’il atteint, selon l’OMS.
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Quels sont les symptômes ?
Après une période d’incubation de deux à vingt et un jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et de gorge et, dans certains cas, des hémorragies.
Des séquelles ont été fréquemment observées chez les survivants : arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’œil et troubles de l’audition.
Quels sont les traitements ?
Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement commercialisé pour faire face à Ebola, mais plusieurs pistes sont à l’essai.
Un vaccin expérimental a été mis au point à la suite de la terrible épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts. Un essai de grande ampleur conduit par l’OMS en Guinée en 2015 a montré qu’il était très protecteur, mais seulement contre l’une des souches du virus. Ce même vaccin est actuellement utilisé dans une campagne de vaccination ciblée en RDC, où une épidémie sévit depuis mi-2018.
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Y a-t-il eu des périodes critiques ?
Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie la plus violente de l’histoire avait fait jusqu’en janvier 2016 plus de 11 300 morts pour environ 29 000 cas recensés, selon l’OMS. Les victimes étaient concentrées à plus de 99 % au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.
L’actuelle épidémie en RDC a démarré le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu, avant de s’étendre. Deux cas ont été enregistrés en juin 2019 en Ouganda. Depuis début juillet, deux malades sont décédés à Goma, la deuxième ville du pays, et un troisième y a été détecté mercredi. Ville de 1 à 2 millions d’habitants, Goma est située sur le bord du lac Kivu, tout près du Rwanda, qui a décidé jeudi de fermer sa frontière. Le dernier bilan pour cette épidémie fait état de 1 803 morts, selon les chiffres publiés mercredi par les autorités. C’est la dixième épidémie qui touche le sol congolais et la deuxième plus grave en Afrique après celle de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest.
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